• 12
    09/09

La bergeronnette des ruisseaux

Motacilla cinerea – grey wagtail

On peut aisément confondre la bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea – grey wagtail) avec la bergeronnette printanière (motacilla flava – yellow wagtail). Même tons jaune et gris, même élégance. A ceci près que la bergeronnette des ruisseaux a une bien plus longue queue et des pattes courtes qui tendent vers le rose, alors qu’elles sont noires chez les autres bergeronnettes. D’autres caractéristiques différent en fonction de la saison.

Bergeronnette des ruisseaux
Bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea – grey wagtail)

Migratrice partielle, elle hiverne en Europe occidentale, toujours à proximité de l’eau, même en milieu urbain. On la reconnait sur un rocher, en bord de cours d’eau, au balancement de haut en bas de sa longue queue et même de l’arrière du corps. En période nuptiale, le mâle a une bavette noire bien marquée (que la printanière n’a pas). Cette bavette est bien moins visible car plus grisâtre chez la femelle et le jeune mâle. Le jeune quant à lui n’a pas de bavette.

Bergeronnette des ruisseaux
La longue queue de la bergeronnette des ruisseaux

Cette série de photos a été réalisée à la base lors d’une sortie martin-pêcheur. Celui-ci ne se montrant pas (ni même un cri), j’ai perdu patience au bout d’une heure d’affût. J’ai alors décidé de tirer le portrait des quelques bergeros présentes un peu plus loin :)
A peine installé, un martin arrive comme un fou de derrière moi. Tant pis pour lui. Ce sera une après-midi bergeronnettes.

Bergeronnette des ruisseaux
En bords de Moselle
Bergeronnette des ruisseaux
Toujours agile même dans une cascade glissante!

Le making-of ;)

making-of

D’autres photos de bergeronnettes et d’autres espèces en vrac dans l’album Oiseaux sur flickr.

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  • 26
    07/09

Petite visite chez les martins-pêcheur

A la fraîcheur de la Moselle

En ce samedi après-midi plutôt chaud – même si le temps c’est gâté plus tard – je suis allé sur la Moselle pour rendre visite aux martins (alcedo atthis – common kingfisher) sur mon bras de rivière favori.

Après une bonne heure et demi d’affût dans un bon mètre d’eau et d’uniquement entendre les flèches bleues sans les voir, je décide de remonter le courant pour essayer un autre coin, en amont où il y a un terrier (*). C’est sur ce chemin que j’ai rencontré un mâle de merle (turdus merula – blackbird) pas farouche pour un sou.

Merle noir
Merle noir (turdus merula – blackbird)

Je ne pensais pas le photographier, mais à mesure que je m’approchais dangereusement de lui, il ne semblait me prêter attention. J’ai donc vite fait saisi l’occasion pour deux photos à la va-vite.

A mon deuxième point d’affût, la chance m’a plus souri. Tout d’abord, j’inspecte discrètement le terrier, pas de doute, il y a une petite racine qui sort de terre en dessous avec de nombreuses fientes. Je décide donc d’affûter non loin, bien caché par une haute végétation. Des arbres juste derrière le bord sablonneux assombrissent l’endroit et apportent des perchoirs possibles pour les oiseaux. Et c’est exactement le cas quelques minutes après ma mise en place. Un martin se pose à une petite dizaine de mètres sous les feuilles. Pas de photos cette fois-ci, il n’est pas resté longtemps. Mais un peu plus tard, deux individus arrivent à peu de temps d’intervalle, quasi simultanément, inspectant l’entrée du terrier en vol stationnaire quelques secondes, pour ensuite se poser sur deux branches distinctes! Moment magique d’observation.

Ce n’est que plus tard que j’ai fait quelques clichés dans l’obscurité du feuillage. Instant impossible à photographier la dynamique requise dépassant les capacités techniques du matériel (rholala, quelle phrase!).

Martin-pêcheur d'Europe
Martin-pêcheur d’Europe (alcedo atthis – common kingfisher)

De plus les feuilles luxuriantes ont donné lieu à un joli jeu de cache-cache à énerver l’AF, qui a bien réagi tout de même.
D’un point de vue personnel, ma journée était gagnée. J’ai vu mes petites flèches. A la prochaine ;}

(*) Quitte à sonner rabat-joie, je rappelle qu’il n’est pas bien de photographier au nid et qu’il faut éviter au possible, à moins d’être loin et d’être très bien caché.

  • 27
    06/09

Alcedo atthis dans la boîte

Monsieur martin-pêcheur a enfin posé

Je ne compte plus les heures depuis mai à affûter sur la Moselle pour espérer voir le martin-pêcheur (alcedo atthis) se poser près de moi. Rien n’y faisait, il passait telle une flèche bleue devant moi au ras de l’eau, mais jamais ne s’arrêtait, se payant ma tête.

Je dois avouer que j’avais perdu un peu le moral à arpenter la rivière sans déclencher une seule fois. Je n’avais pas plus le moral aujourd’hui, mais je ne me voyais pas rester à l’intérieur. Je me suis donc donné une dernière chance, sans y croire. Et cela a payé. Il semble vraiment que l’idée comme quoi c’est lorsque l’on ne s’y attend pas, que justement les belles choses arrivent.

Voici trois images du petit jeu photographique avec ce mâle qui a eu l’audace de pécher à 5/6m de moi puis de revenir sur sa branche pour poser de nouveau.

Martin-pêcheur
Monsieur bien conciliant pour une fois
Martin-pêcheur
Après une tentative de pèche vaine, je vais remonter sur ma branche
Martin-pêcheur
Je vois beaucoup mieux le bon pois-s-s-s-son

Le reste des photos est visible sur flickr en version diaporama ou normale.

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  • 3
    06/09

Observations en bord de Moselle

Par une belle soirée à la chaude lumière

Hier soir fut l’occasion de beaucoup de frustration, mais d’un grand émerveillement également. De la frustration de ne pas avoir d’appareil photo en ce moment, et l’émerveillement devant la richesse des abords de Moselle.

J’en ai eu en effet plein les yeux! Au départ, j’y allais observer le martin pécheur (alcedo atthis) que j’avais déjà croisé sur une portion de la rivière. A peine j’étais arrivé sur les lieux, à peine le temps de poser le siège que je l’ai dans mes jumelles, sur la même branche! C’est génial, je sais qu’il est là. Je ne l’ai pas revu de la soirée..

J’ai poursuivi ma balade et dans le près non loin du lit de la rivière, un troglodyte mignon (troglodytes troglodytes) rameutait tout le quartier en piaillant du haut d’une grosse branche morte, comme à son habitude, la queue complètement relevée à la verticale. Il est bien mignon le petit. C’est durant ce genre de moment que ne pas avoir d’appareil était très frustrant. Le soleil était couchant, il était bien en évidence sur cette branche, la lumière était chaude et j’ai pu l’approcher à quelques mètres sans problèmes. En même temps, un troglo à quelques mètres au 300mm ;} Mais ça aurait fait une belle photo d’ambiance.

Mais la cerise sur le gâteau de ma soirée a été le spectacle de 4 crécerelles (alco tinnunculus) qui je pense doivent nicher dans le coin. Ils n’ont pas arrêté leurs ballets et séances de chasse, m’offrant de beaux saints esprits dans la lumière du soir, se perchant sur des branches hautes, poussant de petits cris là-haut, se chassant. De vraies gamins.
Beaucoup de martinets assez hauts également, qu’au début je prenais pour d’autres crécerelles, mais au delà de 15 individus, on oublie les faucons.

En partant, cinq colverts (anas platyrhynchos) sont arrivés, trois mâles et deux femelles. Ils ont tournoyé autour de ma zone, m’ayant vu ils attendaient que je parte je pense. J’avais déjà rencontré deux femelles le jour de la catastrophe.

Belle soirée donc sur ce bras de haute Moselle.

20090516-colvert014
Femelle colvert du 16 mai
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