Depuis quelque temps, je n’ai pas trop la motivation pour la photo animalière, je suis plutôt d’humeur à me laisser aller à la fainéantise (c’est tellement bon!). Je ne pensais d’ailleurs même pas sortir ce weekend, mais j’ai décidé d’aller marcher, de réellement marcher, pas de faire une sortie photo. J’avais même une destination en tête, un parcours déjà fait plusieurs fois, pour les connaisseurs des Vosges : Col d’Oderen (884m) – Tête de Felsach (1161m) – Chaume des Vintergés (1049) – Tête du Chat Sauvage (1153) – Petit Ventron (1155m) – Grand ventron (1204m).
Le temps était plutôt sympa pour la randonnée, moins pour la photo, mais tel n’était pas mon but. Une vingtaine de degrés, pas vraiment de soleil, beaucoup de moutons (dans le ciel), idéal pour ne pas se détruire les yeux durant la marche, mais pas de lumière pour les prises de vue.
Ce parcours ne peut pas être qualifié de facile, bien que l’on reste aux alentours des 1000m, le GR 531 – sur cette portion tout du moins – n’arrête pas de monter et descendre dans des petits coups d’cul qui font mal aux cuisses en fin de journée. Surtout lorsqu’arrivé au Grand Ventron, je décide de continuer ma route vers le col du Bocklock et la tourbière du Pourri Faing plusieurs kilomètres plus loin.
Arrivé à Pourri Faing vers 18h, j’avais au moins 4h de retour devant moi, presque plus d’eau.. inconscient le gars? Peut-être, mais pas le choix, il fallait bien retourner à la voiture. Résultat, une bonne journée de 8h15 de marche, dont voici quelques photos (qui montrent à quel point le 18-55 n’a aucun piqué et fait apparaître des aberations à la rencontre des cimes et du ciel clair).
Consultez l’album sur flickr ou le diaporama en grand format. Et ne pas hésiter à laisser un commentaire ;}
Vendredi soir j’ai décidé de passer la nuit au Ballon de Servance, à la belle étoile, malgré une météo instable de camping (je la place celle-là juste parce qu’elle a un lointain rapport avec le sujet…).
Je suis donc arrivé là-haut – à 1200m – passé 21h. Je me suis d’abord installé sur une jolie place donnant sur la vallée de la Moselle. Les nuages entourant le site, après réflexion, j’ai décidé d’assurer en revenant sur mes pas pour m’installer à côté du chalet-refuge Sailley au cas où la pluie et les orages arriveraient comme c’était prévu. Le destin aura voulu que la nuit fut calme.
Ma chambre à coucher au réveil
La nuit presque totalement tombée, une hulotte (Strix aluco – Tawny Owl) s’est faîte entendre, assez éloignée en bas sur le versant. Quelques minutes plus tard, une bécasse des bois (Scolopax rusticola – Eurasian Woodcock) passe au dessus de moi. C’est lorsque le soleil eut totalement disparu, installé à mon bivouac définitif, qu’une seconde chouette hulotte s’est mise à chanter. Je pouvais aussi entendre des aboiements de chevreuils (Capreolus capreolus – Roe deer) au loin vers le Ballon d’Alsace.
A noter également en soirée après le coucher du soleil, un cri plutôt perçant, aigu et fort dans les arbres non loin de moi. Je n’ai pas pu identifier un tel son, ayant au départ rêvé à la chevêchette (Glaucidium passerinum – Pygmy Owl), mais ce ne pouvait pas être ça.
Après une nuit plutôt sympathique, levé à 5h40, j’ai mangé une salade de fruit et une barre de céréales pour vite prendre le chemin du retour. Ma marche fut accompagnée par les chants des pipits des arbres (Anthus trivialis – Tree Pipit), des corbeaux, quelques traquets motteux (Oenanthe oenanthe – Northern Wheatear) et autres pinsons des arbres (Fringilla coelebs – Common Chaffinch).
Depuis le début de cette année 2009, je prends part au recensement et au suivi de populations de faucons pèlerins (falco peregrinus) dans les hautes Vosges du sud. Il y a peu d’ornithologues dans cette partie des Vosges, ce suivi a ainsi été plus ou moins abandonné, par manque d’observateurs. Pourtant il existe quelques sites où des couples sont établis depuis de nombreuses années, il est donc important de continuer leur observation pour connaître l’évolution de cette espèce emblématique.
J’ai d’abord commencé l’observation d’un site en particulier, que je commence à bien connaître maintenant pour y avoir passé des dizaines d’heures et ainsi pu voir principalement trois individus quasiment tout le temps. Puis deux autres aires m’ont été rapportées un peu plus tard, bien après la nidification. Bien entendu, je ne nommerai pas ces lieux pour y préserver un maximum de tranquillité.
Certainement le manque d’expérience et le manque de moyen matériel (longue-vue digne de ce nom et pas de simples jumelles) ne m’ont pas permis à ce jour de localiser les nids. Je ne saurais donc dire s’il y a eu des œufs et des jeunes cette année. De plus les deux dernières visites du premier site – dont une aujourd’hui sur une période d’environ 4 heures – m’ont montré un site vide : aucune silhouette dans le ciel, aucun cri. Il semble que les faucons cette année ont eu la bougeotte, changeant de sites, tout du moins d’aires. Mais là, de ne rien observer du tout à plusieurs reprises ne me rassure pas.
A ce jour la période de nidification est pratiquement terminée, s’il y a eu des jeunes, ceux-ci ont tous quitté le nid et vagabondent avec les parents aux abords du site de nidification. Il est donc normalement possible de les repérer par leurs cris.
J’espère que mes prochaines visites seront plus réjouissantes. En attendant, voici les données plutôt encourageantes de cette années 2009 pour les faucons pèlerins vosgiens qui m’ont été fournies par le coordinateur pèlerins pour le département Jean-Marie Balland :
19 jeunes à l’envol
12 couples nicheurs
7 couples producteurs
Pour ces derniers, 2 couples avec 4 jeunes, 2 couples avec 3 jeunes, 2 couples avec 2 jeunes et 1 couple avec 1 jeune. Ceux-ci ayant été observés tardivement, à l’envol, il y a possibilité d’autres jeunes non repérés à l’heure actuelle. Ceci pour un total de vingt sites suivis.
J’ai passé cette soirée à concocter un petit diaporama sur les chamois (rupicapra rupicapra). Comme d’habitude, le choix du format m’a torturé toute la soirée. Exit le Powerpoint, pas beau, lourd et fermé. Pareil pour Keynote. Je ne vais désormais publier les diaporamas sur feub.net uniquement en PDF même si cela perd presque complètement l’intérêt même du diaporama automatique. Au moins, cela reste lisible pour tout le monde quelque soit la plateforme. Keynote rend de superbes diaporamas, en gardant par exemple l’effet de reflets (ce qui est annulé en export PPS) même dans le PDF.
Lorsque la qualité est de mise, par exemple pour une projection, un diaporama digne de ce nom fait sous iPhoto sera néanmoins utilisé.
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