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    09/09

La bergeronnette des ruisseaux

Motacilla cinerea – grey wagtail

On peut aisément confondre la bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea – grey wagtail) avec la bergeronnette printanière (motacilla flava – yellow wagtail). Même tons jaune et gris, même élégance. A ceci près que la bergeronnette des ruisseaux a une bien plus longue queue et des pattes courtes qui tendent vers le rose, alors qu’elles sont noires chez les autres bergeronnettes. D’autres caractéristiques différent en fonction de la saison.

Bergeronnette des ruisseaux
Bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea – grey wagtail)

Migratrice partielle, elle hiverne en Europe occidentale, toujours à proximité de l’eau, même en milieu urbain. On la reconnait sur un rocher, en bord de cours d’eau, au balancement de haut en bas de sa longue queue et même de l’arrière du corps. En période nuptiale, le mâle a une bavette noire bien marquée (que la printanière n’a pas). Cette bavette est bien moins visible car plus grisâtre chez la femelle et le jeune mâle. Le jeune quant à lui n’a pas de bavette.

Bergeronnette des ruisseaux
La longue queue de la bergeronnette des ruisseaux

Cette série de photos a été réalisée à la base lors d’une sortie martin-pêcheur. Celui-ci ne se montrant pas (ni même un cri), j’ai perdu patience au bout d’une heure d’affût. J’ai alors décidé de tirer le portrait des quelques bergeros présentes un peu plus loin :)
A peine installé, un martin arrive comme un fou de derrière moi. Tant pis pour lui. Ce sera une après-midi bergeronnettes.

Bergeronnette des ruisseaux
En bords de Moselle
Bergeronnette des ruisseaux
Toujours agile même dans une cascade glissante!

Le making-of ;)

making-of

D’autres photos de bergeronnettes et d’autres espèces en vrac dans l’album Oiseaux sur flickr.

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    08/09

Randonnée bivouac sur 2 jours

Mittlach en point de base

Voilà des années que l’on voulait faire une bonne marche ensemble avec Alex. La distance, le temps, les opportunités, tant de paramètres qui font que l’on ne peut pas toujours finaliser les choses. Mais maintenant c’est fait et j’espère que ça se reproduira. Ci-dessous le récit de ces deux jours de crapahutage.

C’est donc en sa compagnie et également celle d’Arnaud – son gamin de frangin ;p – que nous avions décidé quelques semaines plus tôt de faire une boucle partant de Mittlach (68), montant sur les crêtes pour redescendre dans le petit village alsacien. Ceci sur 2 jours avec une sympathique nuit à la belle étoile aux 2/3 du parcours.

1er jour

Arrivés sur le parking du départ à Mittlach vers 9h mercredi matin, le soleil était déjà chaud et l’ascension terrifiante. C’est dans la boutade et la bonne humeur que les préparatifs se sont faits. Puis direction le GR5 à droite du pain de sucre du Burgkoepfle pour suivre la piste de la Wormsa jusqu’au petit lac de Fischboedle. Montée sans grande difficulté, alternant des passages de sous-bois avec de courts pierriers. La bonne humeur toujours de mise, les vannes fusaient ainsi que les déclenchements, la marche prenant une tournure de session photo de mode pour Décathlon ;o}
Petit arrêt au lac de Fischboedle, bien sympathique pour continuer ce bon GR5 vers le barrage du Schiessrothried et son lac. Beaucoup de monde là-haut déjà. Des randonneurs, des flâneurs, des baigneurs, des touristes, des coureurs d’altitude et une jolie bande de canards colverts (Anas platyrhynchos – Mallard) et j’en suis quasiment certain de souchets (Anas clypeata) sur le lac, malgré qu’il soit dit extrêmement rare en ces altitudes. Mais je ne suis pas expert. Nous en avons profité pour nous restaurer lors de cette petite pause, car la suite était l’un des passages redoutés.
La montée vers l’auberge du Schiessroth et le Petit Hohneck après les quelques kilomètres engrangés commence à sérieusement se ressentir. Et l’environnement humain n’était pas là pour nous aider car il y a eu pas mal de franches rigolades, en vrac : un gars avec un gros blouson d’hiver alors qu’il faisait 30°C (on l’a regardé avec de gros yeux), une marcheuse invétérée en grande avance sur ses amis avec qui ont a taillé le bout de gras en lui disant qu’on allait passer le message qu’ils devaient se dépêcher car la patronne n’était pas contente, des cris sur-aigus du genre “Ouuuhouuu, Moniiiiique!” que l’on a entendu plusieurs km après ;p Bref, cela faisait marcher les zigomatiques, mais bonjour les cuisses et les trapèzes!

L’auberge en vue signifiait la sortie des sous-bois et le cagnard dans la face. Midi approchait, en plein soleil le thermomètre devait dépasser les 35°C. Direction le Hohneck maintenant. Longue ascension classique plus ou moins régulière – façon de parler – les blagues fusaient déjà beaucoup moins, chacun attelé à maîtriser son souffle et à faire abstraction du chargement de nos sacs de plus de 20kg (matériel photo oblige).
Le Hohneck enfin! 1363m alors que nous étions partit quelques heures avant de 529m, joli. Mon seul rêve là-haut a été un soda bien frais, allez zou, un Elsass Cola, une première pour nous, très bon le cola alsacien au sucre d’Einstein et à l’eau de Soultzmatt.

Il était temps de continuer. Nous avions décidé de manger au dessus du décrochement des Spitzkoepfe, avec la jolie vue sur le Hohneck en face. Le temps était superbe, certes une chaleur étouffante, mais un ciel avec des trainées de nuages cassant la monotonie que je déteste tant des journées de ciel bleu. J’ai ainsi pu tester le nouveau filtre polarisant et j’aime plutôt le résultat, même s’il faudra apprendre à mieux le maîtriser.
Nous avons pu observer à distance quelques chamois en contrebas du Wormspel broutant la verte végétation sur des zones sans – trop – d’activité humaine.

Le repas pris, nous avons continué le GR531 vers le Kastelberg, le contournant par les prés du Tagweidle, ceci jusqu’à l’auberge du Ferschmuss (Fistmiss) où était notre camp pour la nuit.

Le bivouac

Nous avons établi le bivouac en bordure de forêt à une centaine de mètres du refuge (1192m), sur un petit monticule avec des roches dessus. Cela faisait très “forteresse” et était un spot pas mal pour les photos de nuit. Car les photos à la lumière de la lune, Arno et Alex ne s’en sont pas privés! Et quel résultat! Vraiment stupéfiant. A voir sur leurs comptes flickr (Arno et Alex).
J’oubliais de préciser que nous avons diné à l’auberge qui était blindée et pas super prête à nous accueillir….

La nuit a été sympa, une dizaine de degrés, un peu de vent, mais sans plus. Pas trop dormi, mais un réveil dans la bonne humeur. La recharge de gaz étant…. vide, pas de café ;P Mais des Babybel bienvenus.

2ème jour

Tout en nous restaurant, notre regard se portait fébrilement sur le Rainkopf (1305m) avec sa montée impressionnante annoncée à 15 minutes, la bonne blague! Sacs de couchage un tantinet séchés, sacs à dos fermés, le départ pouvait débuter. A mon grand étonnement, je n’avais rien aux cuisses. D’ailleurs, presque tout le long de ce deuxième jour, les deux acolytes m’ont pris pour un extra-terrestre à galoper sans gémir, alors que la veille j’ai plus morflé qu’eux, des crampes naissantes se faisant sérieusement ressentir à chaque grosse marche.
Pour revenir au Rainkopf, honnêtement, même en arrivant en voiture frais comme un gardon, 15 minutes est abusé, c’est un bon coup d’cul tout de même – en attestent les photos – on a du mettre 25 minutes au moins. mais la montée au petit matin est sublime, avec cette vue sur la vallée de Mittlach tout au fond, le lac d’Altenweiher. Que les Vosges sont magiques!

L’enfilade en ligne droite continuait sur le Rothenbachkopf (1316m) suivi du Batteriekopf. Le premier, avec sa montée infinie, le second vite fait. Nous nous sommes arrêtés pour regarder les crécerelles qui commençaient leur journée de chasse en vol stationnaire. Mais ils ont été vite gênés par les parapentistes, pour repartir beaucoup plus loin où le ciel est moins chargé. C’est fou le nombre de faucons crécerelles (falco tinnunculus – common kestrel) sur les crêtes, par dizaines et dizaines, c’est magnifique.

Avant le Batteriekopf (1311m), il y a eu discussion et malentendu sur le reste du chemin à prendre. Les deux frères voulaient descendre avant le sommet par un sentier descendant dans la vallée, passant par l’auberge du Steinwasen (1122m). Alors que j’avais depuis le début compris qu’on allait au col du Herrenberg pour descendre par le GR5. Les salopiots, ils voulaient couper! Nous avons fait un compromis en rejoignant le col et en prenant un chemin de versant (croix bleues) rejoignant le GR5 presque au bas. Mais quelle descente infinie et monotone. Et encore une blague du Club Vosgien alsacien, des 1200m du Herrenberg à Mittlach (529m) : 1h30. haha. La même blague en bas, annonçant l’ascension inverse pour 1h40, juste 10 minutes de plus que la descente. En mobylette peut-être.

Pour terminer

Une jolie marche pour découvrir le cœur des Hautes-Vosges et les crêtes, avec une première journée plutôt intensive. Peut-être trop pour moi qui suis beaucoup plus rando-nature que rando-sportive. Mais à plusieurs, c’est motivant.

L’album complet des photos se trouve ici et la version diaporama flickr, .

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    07/09

Livre : Sur la piste du lynx d’Alain Laurent

Découvrir le lynx vosgien

Rares sont ceux qui ont vu des traces de présence du lynx dans les Vosges, encore plus rares sont ceux qui ont eu le privilège – car c’est un privilège – de l’observer dans notre beau massif. Alain Laurent lui le piste depuis plus de 20 ans et en est un des grands spécialistes. Sur la Piste du lynx est son dernier ouvrage, véritable guide du lynx vosgien, aussi bien destiné au naturaliste passionné du félin, qu’à l’amateur de vie sauvage ou au simple curieux aimant les belles histoires et les belles choses, aimant la vie.

Sorti aux Editions Saint-Brice, petite maison alsacienne, je ne peux que recommander ce livre qui est une réserve à rêves aussi bien qu’un ouvrage presque de terrain. Tout y est abordé, de la présentation de l’espèce, à son évocation dans l’histoire, en passant par les méthodes de pistage, la reconnaissance des empreintes ou les proies de ce maître des forêts. Et bien entendu, de nombreux récits de terrain tous plus palpitants les uns que les autres nous font espérer de le croiser nous même au tournant d’un sentier.
Une invitation au rêve.

Sur la Piste du Lynx - Alain Laurent
Sur la Piste du Lynx – Alain Laurent
  • Sur la piste du lynx
  • Auteur : Alain Laurent
  • Editions : Saint-Brice éditions
  • 168 pages
  • Prix : 29 € TTC
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    07/09

Petite visite chez les martins-pêcheur

A la fraîcheur de la Moselle

En ce samedi après-midi plutôt chaud – même si le temps c’est gâté plus tard – je suis allé sur la Moselle pour rendre visite aux martins (alcedo atthis – common kingfisher) sur mon bras de rivière favori.

Après une bonne heure et demi d’affût dans un bon mètre d’eau et d’uniquement entendre les flèches bleues sans les voir, je décide de remonter le courant pour essayer un autre coin, en amont où il y a un terrier (*). C’est sur ce chemin que j’ai rencontré un mâle de merle (turdus merula – blackbird) pas farouche pour un sou.

Merle noir
Merle noir (turdus merula – blackbird)

Je ne pensais pas le photographier, mais à mesure que je m’approchais dangereusement de lui, il ne semblait me prêter attention. J’ai donc vite fait saisi l’occasion pour deux photos à la va-vite.

A mon deuxième point d’affût, la chance m’a plus souri. Tout d’abord, j’inspecte discrètement le terrier, pas de doute, il y a une petite racine qui sort de terre en dessous avec de nombreuses fientes. Je décide donc d’affûter non loin, bien caché par une haute végétation. Des arbres juste derrière le bord sablonneux assombrissent l’endroit et apportent des perchoirs possibles pour les oiseaux. Et c’est exactement le cas quelques minutes après ma mise en place. Un martin se pose à une petite dizaine de mètres sous les feuilles. Pas de photos cette fois-ci, il n’est pas resté longtemps. Mais un peu plus tard, deux individus arrivent à peu de temps d’intervalle, quasi simultanément, inspectant l’entrée du terrier en vol stationnaire quelques secondes, pour ensuite se poser sur deux branches distinctes! Moment magique d’observation.

Ce n’est que plus tard que j’ai fait quelques clichés dans l’obscurité du feuillage. Instant impossible à photographier la dynamique requise dépassant les capacités techniques du matériel (rholala, quelle phrase!).

Martin-pêcheur d'Europe
Martin-pêcheur d’Europe (alcedo atthis – common kingfisher)

De plus les feuilles luxuriantes ont donné lieu à un joli jeu de cache-cache à énerver l’AF, qui a bien réagi tout de même.
D’un point de vue personnel, ma journée était gagnée. J’ai vu mes petites flèches. A la prochaine ;}

(*) Quitte à sonner rabat-joie, je rappelle qu’il n’est pas bien de photographier au nid et qu’il faut éviter au possible, à moins d’être loin et d’être très bien caché.

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