• 13
    08/09

Randonnée bivouac sur 2 jours

Mittlach en point de base

Voilà des années que l’on voulait faire une bonne marche ensemble avec Alex. La distance, le temps, les opportunités, tant de paramètres qui font que l’on ne peut pas toujours finaliser les choses. Mais maintenant c’est fait et j’espère que ça se reproduira. Ci-dessous le récit de ces deux jours de crapahutage.

C’est donc en sa compagnie et également celle d’Arnaud – son gamin de frangin ;p – que nous avions décidé quelques semaines plus tôt de faire une boucle partant de Mittlach (68), montant sur les crêtes pour redescendre dans le petit village alsacien. Ceci sur 2 jours avec une sympathique nuit à la belle étoile aux 2/3 du parcours.

1er jour

Arrivés sur le parking du départ à Mittlach vers 9h mercredi matin, le soleil était déjà chaud et l’ascension terrifiante. C’est dans la boutade et la bonne humeur que les préparatifs se sont faits. Puis direction le GR5 à droite du pain de sucre du Burgkoepfle pour suivre la piste de la Wormsa jusqu’au petit lac de Fischboedle. Montée sans grande difficulté, alternant des passages de sous-bois avec de courts pierriers. La bonne humeur toujours de mise, les vannes fusaient ainsi que les déclenchements, la marche prenant une tournure de session photo de mode pour Décathlon ;o}
Petit arrêt au lac de Fischboedle, bien sympathique pour continuer ce bon GR5 vers le barrage du Schiessrothried et son lac. Beaucoup de monde là-haut déjà. Des randonneurs, des flâneurs, des baigneurs, des touristes, des coureurs d’altitude et une jolie bande de canards colverts (Anas platyrhynchos – Mallard) et j’en suis quasiment certain de souchets (Anas clypeata) sur le lac, malgré qu’il soit dit extrêmement rare en ces altitudes. Mais je ne suis pas expert. Nous en avons profité pour nous restaurer lors de cette petite pause, car la suite était l’un des passages redoutés.
La montée vers l’auberge du Schiessroth et le Petit Hohneck après les quelques kilomètres engrangés commence à sérieusement se ressentir. Et l’environnement humain n’était pas là pour nous aider car il y a eu pas mal de franches rigolades, en vrac : un gars avec un gros blouson d’hiver alors qu’il faisait 30°C (on l’a regardé avec de gros yeux), une marcheuse invétérée en grande avance sur ses amis avec qui ont a taillé le bout de gras en lui disant qu’on allait passer le message qu’ils devaient se dépêcher car la patronne n’était pas contente, des cris sur-aigus du genre « Ouuuhouuu, Moniiiiique! » que l’on a entendu plusieurs km après ;p Bref, cela faisait marcher les zigomatiques, mais bonjour les cuisses et les trapèzes!

L’auberge en vue signifiait la sortie des sous-bois et le cagnard dans la face. Midi approchait, en plein soleil le thermomètre devait dépasser les 35°C. Direction le Hohneck maintenant. Longue ascension classique plus ou moins régulière – façon de parler – les blagues fusaient déjà beaucoup moins, chacun attelé à maîtriser son souffle et à faire abstraction du chargement de nos sacs de plus de 20kg (matériel photo oblige).
Le Hohneck enfin! 1363m alors que nous étions partit quelques heures avant de 529m, joli. Mon seul rêve là-haut a été un soda bien frais, allez zou, un Elsass Cola, une première pour nous, très bon le cola alsacien au sucre d’Einstein et à l’eau de Soultzmatt.

Il était temps de continuer. Nous avions décidé de manger au dessus du décrochement des Spitzkoepfe, avec la jolie vue sur le Hohneck en face. Le temps était superbe, certes une chaleur étouffante, mais un ciel avec des trainées de nuages cassant la monotonie que je déteste tant des journées de ciel bleu. J’ai ainsi pu tester le nouveau filtre polarisant et j’aime plutôt le résultat, même s’il faudra apprendre à mieux le maîtriser.
Nous avons pu observer à distance quelques chamois en contrebas du Wormspel broutant la verte végétation sur des zones sans – trop – d’activité humaine.

Le repas pris, nous avons continué le GR531 vers le Kastelberg, le contournant par les prés du Tagweidle, ceci jusqu’à l’auberge du Ferschmuss (Fistmiss) où était notre camp pour la nuit.

Le bivouac

Nous avons établi le bivouac en bordure de forêt à une centaine de mètres du refuge (1192m), sur un petit monticule avec des roches dessus. Cela faisait très « forteresse » et était un spot pas mal pour les photos de nuit. Car les photos à la lumière de la lune, Arno et Alex ne s’en sont pas privés! Et quel résultat! Vraiment stupéfiant. A voir sur leurs comptes flickr (Arno et Alex).
J’oubliais de préciser que nous avons diné à l’auberge qui était blindée et pas super prête à nous accueillir….

La nuit a été sympa, une dizaine de degrés, un peu de vent, mais sans plus. Pas trop dormi, mais un réveil dans la bonne humeur. La recharge de gaz étant…. vide, pas de café ;P Mais des Babybel bienvenus.

2ème jour

Tout en nous restaurant, notre regard se portait fébrilement sur le Rainkopf (1305m) avec sa montée impressionnante annoncée à 15 minutes, la bonne blague! Sacs de couchage un tantinet séchés, sacs à dos fermés, le départ pouvait débuter. A mon grand étonnement, je n’avais rien aux cuisses. D’ailleurs, presque tout le long de ce deuxième jour, les deux acolytes m’ont pris pour un extra-terrestre à galoper sans gémir, alors que la veille j’ai plus morflé qu’eux, des crampes naissantes se faisant sérieusement ressentir à chaque grosse marche.
Pour revenir au Rainkopf, honnêtement, même en arrivant en voiture frais comme un gardon, 15 minutes est abusé, c’est un bon coup d’cul tout de même – en attestent les photos – on a du mettre 25 minutes au moins. mais la montée au petit matin est sublime, avec cette vue sur la vallée de Mittlach tout au fond, le lac d’Altenweiher. Que les Vosges sont magiques!

L’enfilade en ligne droite continuait sur le Rothenbachkopf (1316m) suivi du Batteriekopf. Le premier, avec sa montée infinie, le second vite fait. Nous nous sommes arrêtés pour regarder les crécerelles qui commençaient leur journée de chasse en vol stationnaire. Mais ils ont été vite gênés par les parapentistes, pour repartir beaucoup plus loin où le ciel est moins chargé. C’est fou le nombre de faucons crécerelles (falco tinnunculus – common kestrel) sur les crêtes, par dizaines et dizaines, c’est magnifique.

Avant le Batteriekopf (1311m), il y a eu discussion et malentendu sur le reste du chemin à prendre. Les deux frères voulaient descendre avant le sommet par un sentier descendant dans la vallée, passant par l’auberge du Steinwasen (1122m). Alors que j’avais depuis le début compris qu’on allait au col du Herrenberg pour descendre par le GR5. Les salopiots, ils voulaient couper! Nous avons fait un compromis en rejoignant le col et en prenant un chemin de versant (croix bleues) rejoignant le GR5 presque au bas. Mais quelle descente infinie et monotone. Et encore une blague du Club Vosgien alsacien, des 1200m du Herrenberg à Mittlach (529m) : 1h30. haha. La même blague en bas, annonçant l’ascension inverse pour 1h40, juste 10 minutes de plus que la descente. En mobylette peut-être.

Pour terminer

Une jolie marche pour découvrir le cœur des Hautes-Vosges et les crêtes, avec une première journée plutôt intensive. Peut-être trop pour moi qui suis beaucoup plus rando-nature que rando-sportive. Mais à plusieurs, c’est motivant.

L’album complet des photos se trouve ici et la version diaporama flickr, .

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  • 12
    07/09

Marche au Grand Ventron

En suivant le GR 531

Depuis quelque temps, je n’ai pas trop la motivation pour la photo animalière, je suis plutôt d’humeur à me laisser aller à la fainéantise (c’est tellement bon!). Je ne pensais d’ailleurs même pas sortir ce weekend, mais j’ai décidé d’aller marcher, de réellement marcher, pas de faire une sortie photo. J’avais même une destination en tête, un parcours déjà fait plusieurs fois, pour les connaisseurs des Vosges : Col d’Oderen (884m) – Tête de Felsach (1161m) – Chaume des Vintergés (1049) – Tête du Chat Sauvage (1153) – Petit Ventron (1155m) – Grand ventron (1204m).

Le temps était plutôt sympa pour la randonnée, moins pour la photo, mais tel n’était pas mon but. Une vingtaine de degrés, pas vraiment de soleil, beaucoup de moutons (dans le ciel), idéal pour ne pas se détruire les yeux durant la marche, mais pas de lumière pour les prises de vue.

Ce parcours ne peut pas être qualifié de facile, bien que l’on reste aux alentours des 1000m, le GR 531 – sur cette portion tout du moins – n’arrête pas de monter et descendre dans des petits coups d’cul qui font mal aux cuisses en fin de journée. Surtout lorsqu’arrivé au Grand Ventron, je décide de continuer ma route vers le col du Bocklock et la tourbière du Pourri Faing plusieurs kilomètres plus loin.
Arrivé à Pourri Faing vers 18h, j’avais au moins 4h de retour devant moi, presque plus d’eau.. inconscient le gars? Peut-être, mais pas le choix, il fallait bien retourner à la voiture. Résultat, une bonne journée de 8h15 de marche, dont voici quelques photos (qui montrent à quel point le 18-55 n’a aucun piqué et fait apparaître des aberations à la rencontre des cimes et du ciel clair).

Consultez l’album sur flickr ou le diaporama en grand format. Et ne pas hésiter à laisser un commentaire ;}

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  • 5
    07/09

Nuit à la belle étoile

Au Ballon de Servance

Vendredi soir j’ai décidé de passer la nuit au Ballon de Servance, à la belle étoile, malgré une météo instable de camping (je la place celle-là juste parce qu’elle a un lointain rapport avec le sujet…).

Je suis donc arrivé là-haut – à 1200m – passé 21h. Je me suis d’abord installé sur une jolie place donnant sur la vallée de la Moselle. Les nuages entourant le site, après réflexion, j’ai décidé d’assurer en revenant sur mes pas pour m’installer à côté du chalet-refuge Sailley au cas où la pluie et les orages arriveraient comme c’était prévu. Le destin aura voulu que la nuit fut calme.

Ma chambre à coucher au réveil
Ma chambre à coucher au réveil

La nuit presque totalement tombée, une hulotte (Strix aluco – Tawny Owl) s’est faîte entendre, assez éloignée en bas sur le versant. Quelques minutes plus tard, une bécasse des bois (Scolopax rusticola – Eurasian Woodcock) passe au dessus de moi. C’est lorsque le soleil eut totalement disparu, installé à mon bivouac définitif, qu’une seconde chouette hulotte s’est mise à chanter. Je pouvais aussi entendre des aboiements de chevreuils (Capreolus capreolus – Roe deer) au loin vers le Ballon d’Alsace.

A noter également en soirée après le coucher du soleil, un cri plutôt perçant, aigu et fort dans les arbres non loin de moi. Je n’ai pas pu identifier un tel son, ayant au départ rêvé à la chevêchette (Glaucidium passerinum – Pygmy Owl), mais ce ne pouvait pas être ça.

Après une nuit plutôt sympathique, levé à 5h40, j’ai mangé une salade de fruit et une barre de céréales pour vite prendre le chemin du retour. Ma marche fut accompagnée par les chants des pipits des arbres (Anthus trivialis – Tree Pipit), des corbeaux, quelques traquets motteux (Oenanthe oenanthe – Northern Wheatear) et autres pinsons des arbres (Fringilla coelebs – Common Chaffinch).

Pipits des arbres (Anthus trivialis - Tree Pipit)
Pipits des arbres (Anthus trivialis – Tree Pipit)
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  • 16
    02/09

Sortie Bussang avec Alex

Balade sportive…

Je suis un peu en retard dans mes billets, je vais essayer de rattraper cela en commençant non pas par la sortie d’hier, mais par le weekend d’avant avec Alex, qui débuta le samedi par un diner chez Régis qui était le prélude pour un rendez-vous à ne pas manquer : conférence-diaporama de Michel et Vincent Munier à la Semaine de la Photo de Remiremont.

Les Hauts de Brumes

Je vais la faire courte. Vincent n’a pas pu être présent, terminant ses derniers préparatifs pour une excursions en Norvège, seul son père, Michel, a tenu la conférence. La soirée fut forte en émotions pour tout amoureux de la forêt et des Vosges. Le diaporama – intitulé Hauts de Brumes – était constitué de beaucoup de photos de Clair de Brume, mais également de nombreux clichés que je n’avais jamais vu car je l’imagine, non publiés. Michel Munier commentait les images avec passion, son attachement pour les forêts vosgiennes, sa faune et sa flore omniprésent. Cela a été l’occasion pour moi et Alex de faire connaissance avec cette figure de la protection de notre nature vosgienne. J’ai même manipulé le Macbook Pro de Vincent suite à quelques problèmes de vidéo-projecteur. Bien sur, nous n’avons pas manqué de demander une dédicace de Clair de Brume, chose que Michel Munier n’a pas hésité à faire, étonné du nombre de personnes avec le livre lors de cette petite conférence (environ 80 personnes tout de même) n’ayant qu’une portée relativement locale.

Vue panoramique sur la Bouloie à Bussang (Vosges)
Vue panoramique sur la Bouloie à Bussang (Vosges)

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