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    06/09

Observations en bord de Moselle

Par une belle soirée à la chaude lumière

Hier soir fut l’occasion de beaucoup de frustration, mais d’un grand émerveillement également. De la frustration de ne pas avoir d’appareil photo en ce moment, et l’émerveillement devant la richesse des abords de Moselle.

J’en ai eu en effet plein les yeux! Au départ, j’y allais observer le martin pécheur (alcedo atthis) que j’avais déjà croisé sur une portion de la rivière. A peine j’étais arrivé sur les lieux, à peine le temps de poser le siège que je l’ai dans mes jumelles, sur la même branche! C’est génial, je sais qu’il est là. Je ne l’ai pas revu de la soirée..

J’ai poursuivi ma balade et dans le près non loin du lit de la rivière, un troglodyte mignon (troglodytes troglodytes) rameutait tout le quartier en piaillant du haut d’une grosse branche morte, comme à son habitude, la queue complètement relevée à la verticale. Il est bien mignon le petit. C’est durant ce genre de moment que ne pas avoir d’appareil était très frustrant. Le soleil était couchant, il était bien en évidence sur cette branche, la lumière était chaude et j’ai pu l’approcher à quelques mètres sans problèmes. En même temps, un troglo à quelques mètres au 300mm ;} Mais ça aurait fait une belle photo d’ambiance.

Mais la cerise sur le gâteau de ma soirée a été le spectacle de 4 crécerelles (alco tinnunculus) qui je pense doivent nicher dans le coin. Ils n’ont pas arrêté leurs ballets et séances de chasse, m’offrant de beaux saints esprits dans la lumière du soir, se perchant sur des branches hautes, poussant de petits cris là-haut, se chassant. De vraies gamins.
Beaucoup de martinets assez hauts également, qu’au début je prenais pour d’autres crécerelles, mais au delà de 15 individus, on oublie les faucons.

En partant, cinq colverts (anas platyrhynchos) sont arrivés, trois mâles et deux femelles. Ils ont tournoyé autour de ma zone, m’ayant vu ils attendaient que je parte je pense. J’avais déjà rencontré deux femelles le jour de la catastrophe.

Belle soirée donc sur ce bras de haute Moselle.

20090516-colvert014
Femelle colvert du 16 mai
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  • 30
    05/09

Faucons du matin

Site 2 : habité

Un soir de cette semaine passée, je suis allé prendre la température d’un nouveau site à pèlerins en haute vallée de Moselle toujours, site qui n’est plus suivi depuis quelques années. Ce jour-là, je n’avais rien vu, le soir n’étant pas tellement propice à l’observation des faucons. J’y suis retourné ce matin pensant avoir plus de chance au cas où le site serait toujours habité. Et cette chance je l’ai eu dès mon arrivée – uniquement à mon arrivée devrais-je dire – car deux individus faisaient de belles évolutions au dessus des pans de roches susceptibles d’accueillir leur nid. Je les ai observé cinq bonnes minutes avant qu’ils ne se retrouvent hors de portée de jumelles.

Il y avait un vent à décorner un bœuf aujourd’hui, si bien que j’ai plié bagage frigorifié et j’ai quitté le site pour aller inspecter l’autre site que je suis depuis plus de 4 mois maintenant. Même chose dès mon arrivée, un mâle m’a survolé pour partir au loin. Il se faisait tard, 11h30 passé, et midi est une heure limite de visibilité pour le pèlerin, je ne suis donc pas resté longtemps. Mais j’ai pu voir un crécerelle également, une première sur ce site.

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  • 17
    05/09

Quand le matériel se prend pour son modèle

Plongeon du 400D en eau douce…

Il y a des journées où de belles choses passent devant vous alors que l’on n’en attendait pas tant. Mais cela ne dure jamais longtemps.
Parti en bord de Moselle en mon fief pour photographier le cincle plongeur (cinclus cinclus) repéré quelques jours avant, ce fût plutôt un festival qui est passé devant moi. En cerise sur le gâteau, un oiseau mythique que j’adore au plus haut point – et très photogénique – qui a honoré ma visite : le martin pécheur (alcedo atthis). Certes, je ne l’ai pas photographié, mais je sais qu’il habite ce coin.

Pour revenir au cincle, sujet de ma venue ce samedi, à peine arrivé sur les lieux qu’il me passait devant à tout allure. Cet oiseau de taille petite/moyenne aime les cours d’eau assez tumultueux peu profonds, mais assez pour qu’il puisse y plonger. Mon expérience me montre qu’on ne le trouve pas exclusivement dans les parties rapides, mais qu’il faut qu’il y en ait pas loin sur son aire de vie, qui peut mesurer jusqu’à 1km de bras de rivière.

Cincle plongeur sur la Moselle (Vosges)
Cincles plongeurs (cinclus cinclus)

En général, le cincle aime les eaux pures de montagne, mais encore une fois, j’imagine qu’il s’adapte aux misères causées par l’homme sur la nature et je le trouve en des endroits pas très jolis – mais tout est relatif, la pollution de la Moselle en haute vallée n’est pas la même qu’à Epinal. Pour le trouver, il suffit de prospecter les abords du cours d’eau où il y a des rochers avec des fientes qui dépassent de l’eau, car le cincle s’y perche pour scruter l’eau et littéralement plonge pour y trouver pitance (larves, insectes aquatiques, petits mollusques).

Cincle plongeur sur la Moselle (Vosges)
Cincle plongeur (cinclus cinclus)

Le cincle s’annonce plutôt bien. Son cri sec et bref se reconnait au milieu des mésanges ou des bergeronnettes. Il est bavard en vol au ras de l’eau et parfois perché sur son rocher où il se dandine de bas en haut (un peu à la manière de la chouette chevêche), ce qui peut être drôle à voir.

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  • 9
    05/09

Une grenouille verte, qui courait dans l’herbe…

… tiens, ça ne sonne pas terrible

Il y a de ces jours, vous n’avez pas trop envie d’en faire, mais rester à l’intérieur vous exaspère après avoir enchaîné 3 films, lu vos news, répondu à quelques emails. Faire de la fatigante billebaude, non, préparer un affût, non (quoi que pour y faire une bonne sieste en pleine nature) … Mais c’est le printemps, et qu’est ce qu’il y a de facile à faire au printemps et de sympathique : les amphibiens.

C’était donc signé, préparation rapide, je saute dans la Clio et je grimpe route des étangs tant que la lumière est là. A 14h, dure la lumière, mais cela n’allait pas durer avec les orages annoncés et les nuages arrivant, pas trop le choix.
Technique de base, arriver sur les lieux normalement, *plouf*, tout le monde à l’eau, c’est alors qu’on se poste et qu’on attend quelques minutes que ça remonte. Même pas une minute après, voilà une grenouille verte (rana esculenta) qui se remet au soleil juste devant moi pour une petite séance photo. Les angles sont basiques, mais je ne voulais pas m’enfoncer dans l’eau – même si j’avais prévu les bottes – pour déranger trop, et à l’endroit de prise de vue, il n’y avait pas moyen.

Grenouille verte (rana esculenta)
Grenouille verte (rana esculenta)
Grenouille verte (rana esculenta)
Grenouille verte (rana esculenta)

Peu de temps après, les nuages avaient assombri le paysage. Finito.

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