Fin de la période de nidification
Depuis le début de cette année 2009, je prends part au recensement et au suivi de populations de faucons pèlerins (falco peregrinus) dans les hautes Vosges du sud. Il y a peu d’ornithologues dans cette partie des Vosges, ce suivi a ainsi été plus ou moins abandonné, par manque d’observateurs. Pourtant il existe quelques sites où des couples sont établis depuis de nombreuses années, il est donc important de continuer leur observation pour connaître l’évolution de cette espèce emblématique.
J’ai d’abord commencé l’observation d’un site en particulier, que je commence à bien connaître maintenant pour y avoir passé des dizaines d’heures et ainsi pu voir principalement trois individus quasiment tout le temps. Puis deux autres aires m’ont été rapportées un peu plus tard, bien après la nidification. Bien entendu, je ne nommerai pas ces lieux pour y préserver un maximum de tranquillité.
Certainement le manque d’expérience et le manque de moyen matériel (longue-vue digne de ce nom et pas de simples jumelles) ne m’ont pas permis à ce jour de localiser les nids. Je ne saurais donc dire s’il y a eu des œufs et des jeunes cette année. De plus les deux dernières visites du premier site – dont une aujourd’hui sur une période d’environ 4 heures – m’ont montré un site vide : aucune silhouette dans le ciel, aucun cri. Il semble que les faucons cette année ont eu la bougeotte, changeant de sites, tout du moins d’aires. Mais là, de ne rien observer du tout à plusieurs reprises ne me rassure pas.
A ce jour la période de nidification est pratiquement terminée, s’il y a eu des jeunes, ceux-ci ont tous quitté le nid et vagabondent avec les parents aux abords du site de nidification. Il est donc normalement possible de les repérer par leurs cris.
J’espère que mes prochaines visites seront plus réjouissantes. En attendant, voici les données plutôt encourageantes de cette années 2009 pour les faucons pèlerins vosgiens qui m’ont été fournies par le coordinateur pèlerins pour le département Jean-Marie Balland :
- 19 jeunes à l’envol
- 12 couples nicheurs
- 7 couples producteurs
Pour ces derniers, 2 couples avec 4 jeunes, 2 couples avec 3 jeunes, 2 couples avec 2 jeunes et 1 couple avec 1 jeune. Ceux-ci ayant été observés tardivement, à l’envol, il y a possibilité d’autres jeunes non repérés à l’heure actuelle. Ceci pour un total de vingt sites suivis.
Monsieur martin-pêcheur a enfin posé
Je ne compte plus les heures depuis mai à affûter sur la Moselle pour espérer voir le martin-pêcheur (alcedo atthis) se poser près de moi. Rien n’y faisait, il passait telle une flèche bleue devant moi au ras de l’eau, mais jamais ne s’arrêtait, se payant ma tête.
Je dois avouer que j’avais perdu un peu le moral à arpenter la rivière sans déclencher une seule fois. Je n’avais pas plus le moral aujourd’hui, mais je ne me voyais pas rester à l’intérieur. Je me suis donc donné une dernière chance, sans y croire. Et cela a payé. Il semble vraiment que l’idée comme quoi c’est lorsque l’on ne s’y attend pas, que justement les belles choses arrivent.
Voici trois images du petit jeu photographique avec ce mâle qui a eu l’audace de pécher à 5/6m de moi puis de revenir sur sa branche pour poser de nouveau.
Monsieur bien conciliant pour une fois
Après une tentative de pèche vaine, je vais remonter sur ma branche
Je vois beaucoup mieux le bon pois-s-s-s-son
Le reste des photos est visible sur flickr en version diaporama ou normale.
Diaporama poilu
J’ai passé cette soirée à concocter un petit diaporama sur les chamois (rupicapra rupicapra). Comme d’habitude, le choix du format m’a torturé toute la soirée. Exit le Powerpoint, pas beau, lourd et fermé. Pareil pour Keynote. Je ne vais désormais publier les diaporamas sur feub.net uniquement en PDF même si cela perd presque complètement l’intérêt même du diaporama automatique. Au moins, cela reste lisible pour tout le monde quelque soit la plateforme. Keynote rend de superbes diaporamas, en gardant par exemple l’effet de reflets (ce qui est annulé en export PPS) même dans le PDF.
Lorsque la qualité est de mise, par exemple pour une projection, un diaporama digne de ce nom fait sous iPhoto sera néanmoins utilisé.
Belle matinée ensoleillée au Hohneck
Ce samedi matin je suis de nouveau allé au Hohneck pour aller photographier les chamois (rupicapra rupicapra) et tenter de voir quelques chevreaux de l’année.
La matinée commençait bien, arrivé au sommet à 5h10, j’ai pu assister au lever du soleil au dessus des ballons. Plusieurs voitures étaient déjà présentes et au vu de la bonne météo, je pensais à d’autres confrères photographes, mais je n’en ai croisé aucun. Les seuls humains que j’ai vu ont été des marcheurs qui commencent à envahir les lieux passé 9h30.
Chèvre et son petit
Au cours de mes pérégrinations, je n’ai pas vraiment pu approcher les quelques chamois visibles. Ceux-ci semblant beaucoup plus farouches qu’à l’habitude leur distance de fuite étant très grande. Certainement est-ce du à la période, où les chèvres ont mis bas et protègent leurs petits. C’est d’ailleurs que très tard que j’ai pu voir les petits de l’année, sur le chemin du retour, dans les roches en contrebas. Un groupe de 7 ou 8 chevreaux avec les femelles se doraient la pilule sur une roche plate.
Chèvre et jeunes
Cette rencontre a été magique. Revenant sans trop d’images, rien d’exceptionnel en tout cas, la vue de ces petits loulous m’a foutu une banane pour le reste de la journée. Mais je sens que je dois parler du dérangement. Je ne suis pas vraiment content de moi et j’en ai presque pleuré un peu plus tard. Ce groupe était assez loin – on peut le voir sur cette photo prise au 300mm – il y avait un accès en descendant dans les roches, le tout sans déranger car protégé derrière ces gros blocs. C’est ce que j’ai fait, je me suis approché sans bruit et sans me faire voir. Mais comme évoqué plus haut, les chamois, en particulier les femelles sont très à l’affût, toujours à regarder partout, protégeant leur progéniture. Ainsi, malgré l’extrême attention dans ma progression, le simple dépassement de tête dessus un rocher et j’étais repéré. Je suis donc arrivé à une quinzaine de mètres du groupe et me suis fait repéré en moins de 3 minutes. Sans provoquer de panique, les chamois se sont quand même déplacés plus bas, les femelles pas calmes du tout.
Il est très important de ne pas déranger, tout du moins de le faire le moins possible. C’est un peu une banalité connue pour qui pratique la nature, mais voilà, je n’ai pas été top sur ce coup-ci.
Chamois vosgiens
Côté technique, je suis vraiment satisfait du 40D même si je péteuille pas mal encore en perdant du temps dans les réglages. Mais il y quelques chose qui me manque énormément et je ne trouvais plus mes marques lorsque j’en avais besoin, c’est le grip. C’est vraiment un accessoire « l’essayer c’est l’adopter »! Il faut que je m’en procure un vite.
L’album complet de cette matinée est visible ici.