• 29
    07/09

Livre : Sur la piste du lynx d’Alain Laurent

Découvrir le lynx vosgien

Rares sont ceux qui ont vu des traces de présence du lynx dans les Vosges, encore plus rares sont ceux qui ont eu le privilège – car c’est un privilège – de l’observer dans notre beau massif. Alain Laurent lui le piste depuis plus de 20 ans et en est un des grands spécialistes. Sur la Piste du lynx est son dernier ouvrage, véritable guide du lynx vosgien, aussi bien destiné au naturaliste passionné du félin, qu’à l’amateur de vie sauvage ou au simple curieux aimant les belles histoires et les belles choses, aimant la vie.

Sorti aux Editions Saint-Brice, petite maison alsacienne, je ne peux que recommander ce livre qui est une réserve à rêves aussi bien qu’un ouvrage presque de terrain. Tout y est abordé, de la présentation de l’espèce, à son évocation dans l’histoire, en passant par les méthodes de pistage, la reconnaissance des empreintes ou les proies de ce maître des forêts. Et bien entendu, de nombreux récits de terrain tous plus palpitants les uns que les autres nous font espérer de le croiser nous même au tournant d’un sentier.
Une invitation au rêve.

Sur la Piste du Lynx - Alain Laurent
Sur la Piste du Lynx – Alain Laurent
  • Sur la piste du lynx
  • Auteur : Alain Laurent
  • Editions : Saint-Brice éditions
  • 168 pages
  • Prix : 29 € TTC
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    07/09

Petite visite chez les martins-pêcheur

A la fraîcheur de la Moselle

En ce samedi après-midi plutôt chaud – même si le temps c’est gâté plus tard – je suis allé sur la Moselle pour rendre visite aux martins (alcedo atthis – common kingfisher) sur mon bras de rivière favori.

Après une bonne heure et demi d’affût dans un bon mètre d’eau et d’uniquement entendre les flèches bleues sans les voir, je décide de remonter le courant pour essayer un autre coin, en amont où il y a un terrier (*). C’est sur ce chemin que j’ai rencontré un mâle de merle (turdus merula – blackbird) pas farouche pour un sou.

Merle noir
Merle noir (turdus merula – blackbird)

Je ne pensais pas le photographier, mais à mesure que je m’approchais dangereusement de lui, il ne semblait me prêter attention. J’ai donc vite fait saisi l’occasion pour deux photos à la va-vite.

A mon deuxième point d’affût, la chance m’a plus souri. Tout d’abord, j’inspecte discrètement le terrier, pas de doute, il y a une petite racine qui sort de terre en dessous avec de nombreuses fientes. Je décide donc d’affûter non loin, bien caché par une haute végétation. Des arbres juste derrière le bord sablonneux assombrissent l’endroit et apportent des perchoirs possibles pour les oiseaux. Et c’est exactement le cas quelques minutes après ma mise en place. Un martin se pose à une petite dizaine de mètres sous les feuilles. Pas de photos cette fois-ci, il n’est pas resté longtemps. Mais un peu plus tard, deux individus arrivent à peu de temps d’intervalle, quasi simultanément, inspectant l’entrée du terrier en vol stationnaire quelques secondes, pour ensuite se poser sur deux branches distinctes! Moment magique d’observation.

Ce n’est que plus tard que j’ai fait quelques clichés dans l’obscurité du feuillage. Instant impossible à photographier la dynamique requise dépassant les capacités techniques du matériel (rholala, quelle phrase!).

Martin-pêcheur d'Europe
Martin-pêcheur d’Europe (alcedo atthis – common kingfisher)

De plus les feuilles luxuriantes ont donné lieu à un joli jeu de cache-cache à énerver l’AF, qui a bien réagi tout de même.
D’un point de vue personnel, ma journée était gagnée. J’ai vu mes petites flèches. A la prochaine ;}

(*) Quitte à sonner rabat-joie, je rappelle qu’il n’est pas bien de photographier au nid et qu’il faut éviter au possible, à moins d’être loin et d’être très bien caché.

  • 12
    07/09

Marche au Grand Ventron

En suivant le GR 531

Depuis quelque temps, je n’ai pas trop la motivation pour la photo animalière, je suis plutôt d’humeur à me laisser aller à la fainéantise (c’est tellement bon!). Je ne pensais d’ailleurs même pas sortir ce weekend, mais j’ai décidé d’aller marcher, de réellement marcher, pas de faire une sortie photo. J’avais même une destination en tête, un parcours déjà fait plusieurs fois, pour les connaisseurs des Vosges : Col d’Oderen (884m) – Tête de Felsach (1161m) – Chaume des Vintergés (1049) – Tête du Chat Sauvage (1153) – Petit Ventron (1155m) – Grand ventron (1204m).

Le temps était plutôt sympa pour la randonnée, moins pour la photo, mais tel n’était pas mon but. Une vingtaine de degrés, pas vraiment de soleil, beaucoup de moutons (dans le ciel), idéal pour ne pas se détruire les yeux durant la marche, mais pas de lumière pour les prises de vue.

Ce parcours ne peut pas être qualifié de facile, bien que l’on reste aux alentours des 1000m, le GR 531 – sur cette portion tout du moins – n’arrête pas de monter et descendre dans des petits coups d’cul qui font mal aux cuisses en fin de journée. Surtout lorsqu’arrivé au Grand Ventron, je décide de continuer ma route vers le col du Bocklock et la tourbière du Pourri Faing plusieurs kilomètres plus loin.
Arrivé à Pourri Faing vers 18h, j’avais au moins 4h de retour devant moi, presque plus d’eau.. inconscient le gars? Peut-être, mais pas le choix, il fallait bien retourner à la voiture. Résultat, une bonne journée de 8h15 de marche, dont voici quelques photos (qui montrent à quel point le 18-55 n’a aucun piqué et fait apparaître des aberations à la rencontre des cimes et du ciel clair).

Consultez l’album sur flickr ou le diaporama en grand format. Et ne pas hésiter à laisser un commentaire ;}

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  • 5
    07/09

Nuit à la belle étoile

Au Ballon de Servance

Vendredi soir j’ai décidé de passer la nuit au Ballon de Servance, à la belle étoile, malgré une météo instable de camping (je la place celle-là juste parce qu’elle a un lointain rapport avec le sujet…).

Je suis donc arrivé là-haut – à 1200m – passé 21h. Je me suis d’abord installé sur une jolie place donnant sur la vallée de la Moselle. Les nuages entourant le site, après réflexion, j’ai décidé d’assurer en revenant sur mes pas pour m’installer à côté du chalet-refuge Sailley au cas où la pluie et les orages arriveraient comme c’était prévu. Le destin aura voulu que la nuit fut calme.

Ma chambre à coucher au réveil
Ma chambre à coucher au réveil

La nuit presque totalement tombée, une hulotte (Strix aluco – Tawny Owl) s’est faîte entendre, assez éloignée en bas sur le versant. Quelques minutes plus tard, une bécasse des bois (Scolopax rusticola – Eurasian Woodcock) passe au dessus de moi. C’est lorsque le soleil eut totalement disparu, installé à mon bivouac définitif, qu’une seconde chouette hulotte s’est mise à chanter. Je pouvais aussi entendre des aboiements de chevreuils (Capreolus capreolus – Roe deer) au loin vers le Ballon d’Alsace.

A noter également en soirée après le coucher du soleil, un cri plutôt perçant, aigu et fort dans les arbres non loin de moi. Je n’ai pas pu identifier un tel son, ayant au départ rêvé à la chevêchette (Glaucidium passerinum – Pygmy Owl), mais ce ne pouvait pas être ça.

Après une nuit plutôt sympathique, levé à 5h40, j’ai mangé une salade de fruit et une barre de céréales pour vite prendre le chemin du retour. Ma marche fut accompagnée par les chants des pipits des arbres (Anthus trivialis – Tree Pipit), des corbeaux, quelques traquets motteux (Oenanthe oenanthe – Northern Wheatear) et autres pinsons des arbres (Fringilla coelebs – Common Chaffinch).

Pipits des arbres (Anthus trivialis - Tree Pipit)
Pipits des arbres (Anthus trivialis – Tree Pipit)
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