Belle matinée ensoleillée au Hohneck
Ce samedi matin je suis de nouveau allé au Hohneck pour aller photographier les chamois (rupicapra rupicapra) et tenter de voir quelques chevreaux de l’année.
La matinée commençait bien, arrivé au sommet à 5h10, j’ai pu assister au lever du soleil au dessus des ballons. Plusieurs voitures étaient déjà présentes et au vu de la bonne météo, je pensais à d’autres confrères photographes, mais je n’en ai croisé aucun. Les seuls humains que j’ai vu ont été des marcheurs qui commencent à envahir les lieux passé 9h30.
Chèvre et son petit
Au cours de mes pérégrinations, je n’ai pas vraiment pu approcher les quelques chamois visibles. Ceux-ci semblant beaucoup plus farouches qu’à l’habitude leur distance de fuite étant très grande. Certainement est-ce du à la période, où les chèvres ont mis bas et protègent leurs petits. C’est d’ailleurs que très tard que j’ai pu voir les petits de l’année, sur le chemin du retour, dans les roches en contrebas. Un groupe de 7 ou 8 chevreaux avec les femelles se doraient la pilule sur une roche plate.
Chèvre et jeunes
Cette rencontre a été magique. Revenant sans trop d’images, rien d’exceptionnel en tout cas, la vue de ces petits loulous m’a foutu une banane pour le reste de la journée. Mais je sens que je dois parler du dérangement. Je ne suis pas vraiment content de moi et j’en ai presque pleuré un peu plus tard. Ce groupe était assez loin – on peut le voir sur cette photo prise au 300mm – il y avait un accès en descendant dans les roches, le tout sans déranger car protégé derrière ces gros blocs. C’est ce que j’ai fait, je me suis approché sans bruit et sans me faire voir. Mais comme évoqué plus haut, les chamois, en particulier les femelles sont très à l’affût, toujours à regarder partout, protégeant leur progéniture. Ainsi, malgré l’extrême attention dans ma progression, le simple dépassement de tête dessus un rocher et j’étais repéré. Je suis donc arrivé à une quinzaine de mètres du groupe et me suis fait repéré en moins de 3 minutes. Sans provoquer de panique, les chamois se sont quand même déplacés plus bas, les femelles pas calmes du tout.
Il est très important de ne pas déranger, tout du moins de le faire le moins possible. C’est un peu une banalité connue pour qui pratique la nature, mais voilà, je n’ai pas été top sur ce coup-ci.
Chamois vosgiens
Côté technique, je suis vraiment satisfait du 40D même si je péteuille pas mal encore en perdant du temps dans les réglages. Mais il y quelques chose qui me manque énormément et je ne trouvais plus mes marques lorsque j’en avais besoin, c’est le grip. C’est vraiment un accessoire « l’essayer c’est l’adopter »! Il faut que je m’en procure un vite.
L’album complet de cette matinée est visible ici.
Fête des mares
En écoutant l’émission de Baffie du dimanche matin sur Europe 1, celui-ci a annoncé le lancement de la fête des mares la semaine suivant la fête des mères. Le principe en est simple, Baffie – ceux le connaissant savent que c’est un grand ami de la faune et de la nature en générale – incite les gens propriétaires de terrain à construire des mares, afin d’y amener la vie. Car une surface humide aussi petite soit-elle amène la vie (tritons, grenouilles, insectes d’eau, etc) très rapidement, le but étant bien entendu de recréer un petit biotope, réel environnement sauvage.
Sitôt l’émission terminée, j’ai fait quelques recherches sur le web, un peu en vain. Je n’ai rien trouvé de probant, dommage pour la promotion de cette initiative!
Les zones humides régressent dramatiquement en France, des étangs, des mares sont détruits remplacés par du béton ou pour agrandir des zones cultivables, et de nombreuses espèces ont besoin de ce type de points d’eau pour y vivre, s’y développer, y trouver de quoi manger ou se reproduire.
Vous avez un jardin, alors pourquoi ne pas creuser un petit rectangle pour y faire une mare, 3m, voir même 2m de côté pour 80cm de profondeur suffisent. Laisser au moins une petite pente sur un côté pour que la faune y ait un accès plus facile. Une bâche au fond, de l’eau et on laisse la nature faire le reste.
Tourbière vosgienne
Voici quelques sites et liens intéressant pour la réalisation d’une mare :
En plus, une mare on en a jamais marre, et de voir des petites bêbettes les enfants se marrent! Avec une mare, la vie démarre!
Le 300 est sauvé!
Il y a parfois de bonnes nouvelles que vous n’attendiez pas mais qui déboulent. C’est ce qui m’est arrivé ce soir. Je ne vais pas revenir sur la malédiction du cincle qui a été évoquée en fin de ce billet, mais je croyais avoir perdu le 300mm f/4L IS USM suite à son désir de goûter à l’eau de ma chère Moselle. Mais non, il fonctionne!
J’ai reçu le 40D aujourd’hui (merci à la frangine pour avoir été le chercher à la Poste alors que j’étais bloqué au boulot) et donc j’ai pu tester le téléobjectif. Je l’ai monté et quelque peu fébrile, je l’ai mis sous tension et appuyé le déclencheur à mi-course… et tout a répondu parfaitement.
Après quelques essais, il semble okay, pas de problème de mise au point décalée (front/back focus), pas de ratées niveau motorisation USM. Reste le doute sur la condensation qu’ont subi les lentilles internes, traces, champignons… Les quelques photos de test semblent bonnes. A voir.
Isolation
Pour rappel, le 300mm f/4L IS USM n’est pas tropicalisé. Qu’ai-je donc fait? D’abord, dès le sauvetage du matériel, j’ai ôté les batteries. L’ensemble n’étant pas resté plus de 10 secondes immergé – c’est déjà long – il n’y avait quasiment aucune trace d’eau apparente à l’intérieur de l’objectif. Malgré ceci, arrivé à la maison, moins de 10 minutes plus tard, j’ai vu l’équivalent d’une cuillère à café d’eau à l’intérieur. J’ai mis le télé dans un carton et ne trouvant pas de sachets de silicate, j’ai mis du vulgaire sel de cuisine dans des petites coupelles (les bouchons Canon en fait) et ceci près de la fenêtre pour avoir la chaleur du soleil l’après-midi et en soirée.
Avec ce régime, la condensation a mis environ deux semaines et demi à disparaître. Et voilà le résultat, il fonctionne!
A l’isolation pendant 3 semaines (photo iPhone)
Je suis content, très soulagé. Et merci Canon pour la qualité du matériel. Me voilà donc de retour, et avec un 40D – qui fera certainement l’objet d’un prochain billet.
Le tout en images
Il s’est jeté à l’eau le bougre, Alex a construit son affût flottant d’après les plans très bien détaillés d’Anthony Migeon.
C’est du costaud, bien étudié, on attend son test sur le terrain. C’est par ici.