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    06/09

Visites des chevreaux

Belle matinée ensoleillée au Hohneck

Ce samedi matin je suis de nouveau allé au Hohneck pour aller photographier les chamois (rupicapra rupicapra) et tenter de voir quelques chevreaux de l’année.
La matinée commençait bien, arrivé au sommet à 5h10, j’ai pu assister au lever du soleil au dessus des ballons. Plusieurs voitures étaient déjà présentes et au vu de la bonne météo, je pensais à d’autres confrères photographes, mais je n’en ai croisé aucun. Les seuls humains que j’ai vu ont été des marcheurs qui commencent à envahir les lieux passé 9h30.

Chamois (rupicapra rupicapra)
Chèvre et son petit

Au cours de mes pérégrinations, je n’ai pas vraiment pu approcher les quelques chamois visibles. Ceux-ci semblant beaucoup plus farouches qu’à l’habitude leur distance de fuite étant très grande. Certainement est-ce du à la période, où les chèvres ont mis bas et protègent leurs petits. C’est d’ailleurs que très tard que j’ai pu voir les petits de l’année, sur le chemin du retour, dans les roches en contrebas. Un groupe de 7 ou 8 chevreaux avec les femelles se doraient la pilule sur une roche plate.

Chamois (rupicapra rupicapra)
Chèvre et jeunes

Cette rencontre a été magique. Revenant sans trop d’images, rien d’exceptionnel en tout cas, la vue de ces petits loulous m’a foutu une banane pour le reste de la journée. Mais je sens que je dois parler du dérangement. Je ne suis pas vraiment content de moi et j’en ai presque pleuré un peu plus tard. Ce groupe était assez loin – on peut le voir sur cette photo prise au 300mm – il y avait un accès en descendant dans les roches, le tout sans déranger car protégé derrière ces gros blocs. C’est ce que j’ai fait, je me suis approché sans bruit et sans me faire voir. Mais comme évoqué plus haut, les chamois, en particulier les femelles sont très à l’affût, toujours à regarder partout, protégeant leur progéniture. Ainsi, malgré l’extrême attention dans ma progression, le simple dépassement de tête dessus un rocher et j’étais repéré. Je suis donc arrivé à une quinzaine de mètres du groupe et me suis fait repéré en moins de 3 minutes. Sans provoquer de panique, les chamois se sont quand même déplacés plus bas, les femelles pas calmes du tout.
Il est très important de ne pas déranger, tout du moins de le faire le moins possible. C’est un peu une banalité connue pour qui pratique la nature, mais voilà, je n’ai pas été top sur ce coup-ci.

Chamois (rupicapra rupicapra)
Chamois vosgiens

Côté technique, je suis vraiment satisfait du 40D même si je péteuille pas mal encore en perdant du temps dans les réglages. Mais il y quelques chose qui me manque énormément et je ne trouvais plus mes marques lorsque j’en avais besoin, c’est le grip. C’est vraiment un accessoire « l’essayer c’est l’adopter »! Il faut que je m’en procure un vite.

L’album complet de cette matinée est visible ici.

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4 commentaires

  • 15 juin 2009 à 16 h 18 min par Jma :

    Bravo pour ces images prises avec le nouvel appareil ! Quant à l’approche des chamois, j’ai lu (je ne sais plus où, dans Image & Nature peut-être) que les chamois n’aimaient pas les « surprises » de dernière minute et qu’il valait mieux se montrer de loin et approcher lentement. Bon, comme cela fait des lustres que je n’ai plus photographié de chamois, je ne sais pas ce que cette info vaut !

    Cdt,
    Jma

  • 15 juin 2009 à 21 h 40 min par Fabien :

    Merci pour ton commentaire Jean-Marie. La surprise n’a pas été voulue, je voulais contourner une zone pour aller voir un groupe et derrière une butte celui-ci est arrivé. C’est vrai qu’en général, le chamois est plutôt docile lorsque tu arrives tranquillement en marchant en zig-zag, jamais directement sur lui. Mais encore une fois, la période est plutôt à une grande attention de leur part.
    Eric Dragesco fait remarquer qu’à mesure que la journée avance, la distance de fuite se réduit, je n’ai jamais vraiment pu faire attention à cela, mais c’est vrai que très tôt le matin, ils semblent plus farouches.

  • 2 juillet 2009 à 22 h 46 min par Nisnis :

    Tu vois moi j’ai pu faire des ragondins mais pas de chamois et ou la possibilité de faire du castor…. :D
    Il faudrait peut être échanger nos places pour quelques jours… Mais je crois que tu ne voudrais pas et tu aurais bien raison.
    Merci pour le partage de photos, anecdotes, infos et conseils.
    A bientôt

  • 2 juillet 2009 à 22 h 51 min par Fabien :

    Merci pour le commentaire Anaïs. Le chamois ici, c’est plutôt facile, tout du moins on est sur d’en voir, seule condition : se lever très tôt le matin pour avoir les meilleures conditions et en période estivale, avant le lever du soleil, ça fait du ….. 4h du matin!
    A plus tard ;}

 

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