Site 2 : habité
Un soir de cette semaine passée, je suis allé prendre la température d’un nouveau site à pèlerins en haute vallée de Moselle toujours, site qui n’est plus suivi depuis quelques années. Ce jour-là, je n’avais rien vu, le soir n’étant pas tellement propice à l’observation des faucons. J’y suis retourné ce matin pensant avoir plus de chance au cas où le site serait toujours habité. Et cette chance je l’ai eu dès mon arrivée – uniquement à mon arrivée devrais-je dire – car deux individus faisaient de belles évolutions au dessus des pans de roches susceptibles d’accueillir leur nid. Je les ai observé cinq bonnes minutes avant qu’ils ne se retrouvent hors de portée de jumelles.
Il y avait un vent à décorner un bœuf aujourd’hui, si bien que j’ai plié bagage frigorifié et j’ai quitté le site pour aller inspecter l’autre site que je suis depuis plus de 4 mois maintenant. Même chose dès mon arrivée, un mâle m’a survolé pour partir au loin. Il se faisait tard, 11h30 passé, et midi est une heure limite de visibilité pour le pèlerin, je ne suis donc pas resté longtemps. Mais j’ai pu voir un crécerelle également, une première sur ce site.
Changements sur feub.net
Billet un peu à part ce soir pour marquer le changement de moteur de script de ce blog. En effet, après plus de 2 ans avec l’excellent Expression Engine, CMS puissant, très souple et modulable, j’ai décidé plus ou moins sur un coup de tête de re-passer sous Wordpress. Les pourquoi du comment ne seront pas développés ici, ceux qui sont intéressés pourront m’envoyer un petit message ;}
Changement d’adresse également, on met le photonature devant désormais, plus derrière : http://photonature.feub.net/, et pour couronner le tout, je m’offre non pas un nouveau thème, mais juste un petit re-design du mien, moins terne, plus joyeux, plus nature!
Voilà, sinon rien ne change, la migration de moteur n’est pas 100% terminée, il y a certainement pas mal de petits beûgues à corriger.
En ce qui concerne la photo de vie sauvage, je n’ai toujours pas d’appareil photo car il est vraiment HS, il ne démarre plus. Mais enlevez un 0 à feu le 400D est vous verrez peut-être se pointer quelques chose dans pas longtemps…. *énigme* ;P
Chamois (rupicapra rupicapra) gambadant follement dans la bonne herbe fraîche!
Plongeon du 400D en eau douce…
Il y a des journées où de belles choses passent devant vous alors que l’on n’en attendait pas tant. Mais cela ne dure jamais longtemps.
Parti en bord de Moselle en mon fief pour photographier le cincle plongeur (cinclus cinclus) repéré quelques jours avant, ce fût plutôt un festival qui est passé devant moi. En cerise sur le gâteau, un oiseau mythique que j’adore au plus haut point – et très photogénique – qui a honoré ma visite : le martin pécheur (alcedo atthis). Certes, je ne l’ai pas photographié, mais je sais qu’il habite ce coin.
Pour revenir au cincle, sujet de ma venue ce samedi, à peine arrivé sur les lieux qu’il me passait devant à tout allure. Cet oiseau de taille petite/moyenne aime les cours d’eau assez tumultueux peu profonds, mais assez pour qu’il puisse y plonger. Mon expérience me montre qu’on ne le trouve pas exclusivement dans les parties rapides, mais qu’il faut qu’il y en ait pas loin sur son aire de vie, qui peut mesurer jusqu’à 1km de bras de rivière.
Cincles plongeurs (cinclus cinclus)
En général, le cincle aime les eaux pures de montagne, mais encore une fois, j’imagine qu’il s’adapte aux misères causées par l’homme sur la nature et je le trouve en des endroits pas très jolis – mais tout est relatif, la pollution de la Moselle en haute vallée n’est pas la même qu’à Epinal. Pour le trouver, il suffit de prospecter les abords du cours d’eau où il y a des rochers avec des fientes qui dépassent de l’eau, car le cincle s’y perche pour scruter l’eau et littéralement plonge pour y trouver pitance (larves, insectes aquatiques, petits mollusques).
Cincle plongeur (cinclus cinclus)
Le cincle s’annonce plutôt bien. Son cri sec et bref se reconnait au milieu des mésanges ou des bergeronnettes. Il est bavard en vol au ras de l’eau et parfois perché sur son rocher où il se dandine de bas en haut (un peu à la manière de la chouette chevêche), ce qui peut être drôle à voir.
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… tiens, ça ne sonne pas terrible
Il y a de ces jours, vous n’avez pas trop envie d’en faire, mais rester à l’intérieur vous exaspère après avoir enchaîné 3 films, lu vos news, répondu à quelques emails. Faire de la fatigante billebaude, non, préparer un affût, non (quoi que pour y faire une bonne sieste en pleine nature) … Mais c’est le printemps, et qu’est ce qu’il y a de facile à faire au printemps et de sympathique : les amphibiens.
C’était donc signé, préparation rapide, je saute dans la Clio et je grimpe route des étangs tant que la lumière est là. A 14h, dure la lumière, mais cela n’allait pas durer avec les orages annoncés et les nuages arrivant, pas trop le choix.
Technique de base, arriver sur les lieux normalement, *plouf*, tout le monde à l’eau, c’est alors qu’on se poste et qu’on attend quelques minutes que ça remonte. Même pas une minute après, voilà une grenouille verte (rana esculenta) qui se remet au soleil juste devant moi pour une petite séance photo. Les angles sont basiques, mais je ne voulais pas m’enfoncer dans l’eau – même si j’avais prévu les bottes – pour déranger trop, et à l’endroit de prise de vue, il n’y avait pas moyen.
Grenouille verte (rana esculenta)
Grenouille verte (rana esculenta)
Peu de temps après, les nuages avaient assombri le paysage. Finito.