• 29
    04/09

Dimanche au Hohneck

Taquinage de chamois

Dimanche matin fut ma première visite au Hohneck pour 2009. Avec l’abondante neige cet hiver, je ne m’y étais pas risqué avec la Clio. Mais l’appel du chamois (rupicapra rupicapra) se faisait ressentir.

Direction ce point culminant mythique des Vosges pour arriver aux abords des roches du Martinswand vers 6h. Un peu de brume, pas de lumière et… pas de chamois. Ce n’est pas la saison la plus propice certes, mais en tout et pour tout, je n’en ai croisé et photographié que quatre, quand l’habitude est plus un nombre à deux chiffres.

L’approche a été longue car ils paissaient en plein près, espace complètement dégagé. J’ai donc du évoluer à petits pas par saccades. Soit ils m’avaient accepté, ou alors ils étaient tellement occupés à manger qu’ils ne prêtaient pas attention aux alentours.
Arrivé à une quarantaine de mètres d’eux, ils ont naturellement – ils ne m’avaient semble-t-il pas encore calculé – continué leur pique-nique derrière une ligne de crête. Je m’y suis donc dirigé pour me retrouver à une dizaine de mètres d’un des individus pour quelques photos. La lumière n’était toujours pas belle, le ciel blanc n’aidant pas, ce qui explique l’aspect cramé (mais qui ne l’est pas si on regarde la courbe) de ces quelques photos sympathiques tout de même.

Chamois (rupicapra rupicapra)
Chamois (rupicapra rupicapra)
Chamois (rupicapra rupicapra)
Gratte-gratte!

Le reste de la matinée a été l’observation de faucons pèlerins (falco peregrinus). En fait, je n’en ai vu qu’un en vol, certainement un mâle parti chercher pitance pour sa belle qui couve ou qui s’occupe de sa nichée.

Trouvaille intéressante dans les roches, une pelote de réjection que j’ai ramené pour inspecter. Je m’étais dit chouette, reconstituons le puzzle de micromammifère à la maison, mais celui-ci était loin d’être complet ;}

Contenu d'une pelote de réjection
Contenu d’une pelote de réjection
Me suivre sur twitter et Facebook - Mots-clefs : , , ,
  • 23
    04/09

Escapade en pays de Bray

Et visite en baie de Somme

Hier marquait la fin d’une petite semaine de vacances en Picardie chez les Louis-Dubois que je remercie au passage. Dépaysement total durant ces quelques jours en pays plat et boueux (Bray – brun – boue). Mais point de grasses-matinées, levers aux aurores pour titiller chevreuils, avifaune de toutes plumes et autres veaux marins du côté de Cayeux-sur-Mer. Oh, j’allais oublier les maintenant mythiques choux marins (Crambe maritima)! Ceux-ci n’ont pas arrêté de me faire poiler suite à la blague d’Alex « Mais, on ne dit pas plutôt sous-marin? » ;P Afin de remettre ce délire dans le contexte, c’est lors d’une sortie ornitho durant le Festival de l’Oiseau que l’animatrice – au passage fort charmante Mélanie – qui nous a présenté d’entrée de jeu le chou marin, espèce protégée bien entendu.

Le début de cette semaine a été disons.. peu fructueux. Billebaude du soir en lisière de bois pour inspecter des éventuels trous de blaireaux, lorsqu’au moment de partir, deux chevreuils nous passent devant même pas à une trentaine de mètres. Crotte zut, flûte! Petite rafale de photos floues de la dernière seconde. Retour le lendemain pour un affût aux environs : que dalle. Observation d’un terrier de renard à grande distance – car au milieu d’un champ – lorsque le doux son de l’épandeuse déboule, fini pour aujourd’hui également (et bonjour l’empoisonnement du terrier). Ce n’est que plus tard que le rouquin s’est montré, quelques photos (d’un point roux de la taille d’une tête d’épingle dans l’immensité verte) histoire de dire « je n’ai pas rêvé! ».

Direction la baie de Somme


Agrandir

Baie de Somme

Évoqué plus haut, cette escapade picarde était l’occasion d’aller au Festival de l’Oiseau. Initialement nous devions y rester que le lundi avec Alex, mais la gentillesse de sa tante – que je remercie au passage, ainsi que Pierre-Jean – qui habite Cayeux-sur-Mer nous a fait y rester pour le mardi également.
Le programme du lundi matin était une sortie ornitho au Hâble d’Ault. Le temps était complètement bouché, une brume à couper au couteau. Nous n’avons donc pas vu grand chose, mais la sortie était sympa, en petit groupe d’une quinzaine de personnes.

Phragmite des joncs (acrocephalus schoenobaenus)
Phragmite des joncs (acrocephalus schoenobaenus)

Le brouillard s’étant levé en début d’après-midi, nous avons décidé d’y retourner, pour un peu mieux profiter de l’endroit, photographiquement parlant. Beaucoup d’espèces maritimes et limicoles ont été observées : mouettes (rieuses et mélanocéphales), sternes, cormorans, goélands, vanneaux, avocettes, grèbes, canards, chevaliers, bécasseau, phragmites, pipits, etc.

Hâble d'Ault
Hâble d’Ault
Mouette mélanocéphale (Larus melanocephalus)
Mouette mélanocéphale (Larus melanocephalus)
Phragmite des joncs (acrocephalus schoenobaenus)
Phragmite des joncs (acrocephalus schoenobaenus)

La visite des phoques est incontournable lorsque l’on se trouve en baie de Somme. Deux espèces sont présentes, le phoque gris (Halichoerus grypus) et le phoque commun ou veau marin (phoca vitulina). A marée basse, ceux-ci sont visibles au loin – très loin – à prendre des bains de soleil sur les bans de sable en milieu de baie. Sans longue-vue, c’est presque mission impossible. Nous avons eu la chance d’en avoir une pour les deux jours. Fantastique!
Par contre, à marée montante et si le rivage est calme d’activité, les phoques s’approchent se laissant porter par les courants. C’est ainsi que nous avons pu prendre des photos un peu plus rapprochées d’un individu à une trentaine de mètres de nous.

Phoque
Phoque

D’autres photos de cette semaine sont disponibles dans un album dédié sur flickr.

eXTReMe Tracker