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02/09
Pic des villes et pic des champs
Rencontre amusante
Mercredi de congés, j’avais prévu une sortie assez tôt le matin. 7h00, j’étais bien calé sur mon siège sous le filet camouflage adossé à un sapin, le champ devant moi, et je pensais à ceux qui partaient au boulot, non sans avoir le profond sentiment d’être beaucoup mieux là où j’étais que dans ma voiture pour passer une journée au bureau. Ce sentiment se renforça avec le soleil se pointant derrière les ballons (des Vosges, pas d’rouge!) faisant rougeoyer le ciel. Une très belle matinée commençait.
Elle fut effectivement agréable, même si je n’ai pas vu âme de mammifère. Je me suis dit, “ben tiens, les mammifères ailleurs …..” (okay, blague classique je sais, je sors).
J’ai donc bougé de mon affût pour partir en billebaude. En peine futaie, j’ai entendu monsieur pic épeiche (dendrocopos major) non loin de moi. Je me suis approché, essayant de le voir, la neige craquant sous mes chaussures, je ne voulais pas le faire fuir même s’il n’est pas vraiment farouche (il faut dire à la hauteur qu’il se tient le bougre). Balayage aux jumelles, ça y est je l’ai, presque au sommet des 7 ou 8 m de cet arbre mort à une douzaines de mètres de moi. Je fais quelques photos, le 300mm étant trop juste pour le petit piciforme. J’ai tenté de m’approcher encore, au moins pour ne plus avoir la petite branche qui le coupe en deux sur les photos, mais il s’est enfui.
J’ai continué mon périple. Cela faisait 4 heures que je marchais lorsque j’ai décidé qu’il était temps de redescendre. J’emprunte mon petit parcours habituel qui passe aux abords d’un petit bois, même pas à 5 minutes de l’appartement et voilà que j’entends un autre pic. Je m’approche du bruit de frappe en scrutant les arbres un par un. Il est vraiment proche, mais je ne vois rien. Le bruit est fort et presque.. métallique. Je regarde un peu plus à gauche derrière les arbres et dans ma tête je me dis “Non, ce pylône derrière, ce n’est pas possible…“, je dirige mes jumelles tout de même vers celui-ci et oui! Un pic est bien là, presque au sommet du pylône EDF le frappant de son bec comme si c’était un arbre, cherchant pitance. Le pauvre, elle est dure cette écorce.
Ce comportement est un marquage de territoire sonore.
Il s’est laissé tirer le portrait également, malgré l’horrible bruit de la neige gelée sur le dessus pendant la nuit qui craque dans un bruit infernal.




