Tendon et Gérardmer
Petite virée pour photographier des chutes d’eau samedi dernier avec Alex. Très belle journée très froide mais ensoleillée. Quatre spots étaient prévus au programme pour ne terminer que sur deux par manque de temps. « Une demi-heure par site cera suffisant » disait-il (moi) sérieusement ;P
Grande cascade de Tendon
C’est donc par la mythique Grande cascade de Tendon que la tournée a commencé. Situé à Tendon proche du Tholy, cette chute d’eau de 32m est relativement simple d’accès, ce qui en fait une attraction touristique les beaux jours. Prévoir tout de même une petite grimpette – facile – d’une cinquantaine de mètres dans les rochers pour aller à son pied.
Saut des Cuves
Le saut des Cuves se situe entre Xonrupt et Gérardmer, juste à côté du rond-point des routes de Colmar et de Saint-Dié. Son accès est très facile également car situé en bordure de route. Côté photographique, pour faire de belles compositions et donc se mettre au niveau de l’eau, il faudra prendre des risques en descendant dans les rochers. Déjà difficile par beau temps, carrément plutôt périlleux en hiver ou par temps de pluie. A éviter donc.
Cette cascade est beaucoup plus petite que Tendon, totalement différente dans sa morphologie, plus en longueur et étagée.
Peut-être ma première photo naturaliste
Je suis un des derniers appelés à avoir fait mon service militaire, c’était en 1997, je suis parti outre-mer à Djibouti. Cela m’aura permis entre autre de faire le tour de la république en Puma, petite escapade d’environ une heure avec survol de l’Ardoukôba, du Lac Assal et du Lac Abbe, qui a servi de décor au tournage de La Planète des singes (1968). C’est sur ce dernier que les flamants roses (Phoenicopterus ruber) se regroupent sur les berges pour reprendre des forces. J’ai ainsi eu la chance de survoler à bonne altitude des milliers de flamants en vol et d’immortaliser ce spectacle de quelques clichés faits avec l’EOS 500 N de l’époque. Voici la plus « belle ». Ma première photo animalière? ;}

Flamants roses au dessus du Lac Abbe, Djibouti
Marche sur les dessus de Ramonchamp
Le terme billebaude intensive désigne juste le fait que n’ayant plus de voiture ces temps-ci (je me suis fait défoncé le derrière – en tout bien tout honneur – par un chauffard à l’arrêt à un rond-point la semaine dernière), je suis parti pour une petite ballade/billebaude d’un peu plus de 4 heures (dénivelé d’environ 500m) dans la neige et sans raquettes, le trépied sur l’épaule tout du long. Bref.
Je m’étais dit que s’il faisait beau, je me bougerais pour prendre des photos de neige. Je suis donc parti vers la montagne, derrière chez moi, direction la route des Etangs. Outre les paysages enneigés, je voulais aller revoir un arbre que je pense à forte possibilité d’hébergement de pic noir ou de chouette de Tengmalm, ces dernières squattant les trous des pics lorsque ceux-ci le quittent. Je passe sur les détails de la marche. J’arrive à mon arbre avec les cavités, je m’apprête à descendre à son pied pour voir s’il y a présence d’activité, de restes quelconques (petits os, poils, etc) et tenter la technique du grattage du tronc avec une branche qui imite le bruit d’un prédateur possible (martre notamment), faisant sortir la chouette de sa cavité pour vérifier les alentours (à ne pas répéter souvent bien sur, celle-ci ne se méfierait plus et serait ainsi plus vulnérable), lorsque quelque chose d’autre attire mon attention. En effet juste en face de moi sur l’autre versant, à environ 100/130m à vol d’oiseau, je vois gambader un chevreuil dans la neige. Il ne m’a pas vu malgré le bruit de mon sac que j’étais en train de poser à terre pour fouiller dedans. S’en est suivi cette observation d’une bonne vingtaine de minutes, à distance. Le chevreuil s’est transformé en les chevreuils, car un autre de ses congénères a fait son apparition quelques minutes après. J’ai pu ainsi en tirer quelques photos, à trop grande distance certes, mais le moment était bien sympathique, avec la neige en bonus ;}
Les ongulés sont partis, d’eux même, je ne me suis pas fait repéré du tout, j’ai continué mon chemin en pleine forêt en suivant de nombreuses traces, l’avantage de l’hiver sur ce point. Dans ma descente, je suis tombé sur un arbre avec le signe de l’ONF « Arbre pour la bio-diversité » avec un dessin de pic noir, c’est cool je trouve, je n’en avais jamais vu. J’imagine que c’est pour marquer les arbres propices à être occupés par des oiseaux et pour que les bûcherons ne les coupent pas.
Retrouver simplement des séries de photos
Le cataloguage des photos est un vaste sujet, compliqué et laborieux. Chaque photographe a son style, sa stratégie ou son fouillis. Ce court article ne va pas parler philosophie des catalogues, mais juste exposer une idée hyper simple pour mieux s’organiser avec Lightroom, idée qui m’est venue aujourd’hui et que j’ai mis en pratique ce soir.
Cette méthode se prête bien pour une gestion des photos par séance photo, comme je le fais. Beaucoup de photographes privilégient un regroupement par thèmes : paysages de montagne, oiseaux, portraits, etc. D’autres – en général non professionnels comme moi – ont une approche plus chronologique, par sortie photo : 20080113 – Grand Ventron, 20080410 – Forêt de Lyons, 20080609 – Niagara, etc.
La résolution des capteurs des appareils photo numériques augmentant sans cesse, le travail en RAW n’arrangeant rien, il faut de plus en plus de place sur les disques durs (même si le coût de stockage a fortement baissé), ce qui fait qu’il faut archiver ses photos de plus en plus souvent pour faire de la place sur sa machine – surtout avec un portable. Côté sauvegarde/archivage, Lightroom est très bon dans ce domaine et il est très facile d’exporter un catalogue qu’il est tout aussi aisé de ré-ouvrir par la suite. Là encore, beaucoup de méthodes existent, en ce qui me concerne, j’archive par année et si un jour la place se fait chère – ou si mon capteur grossit ;} – j’archiverai par demi-année ou par trimestre. Tout ceci est très bien, mais on se retrouve avec ces exports de catalogue et plusieurs mois ou années après, on ne sait plus ce qu’elles contiennent. D’où ma première idée de faire une copie d’écran de la liste des collections de Lightroom à utiliser comme un index.
Mon modèle de nommage des collections est constitué de la date (inversée bien sur) suivie d’un tiret, puis d’une courte description en 1, 2 ou 3 mots de la sortie photo. Les copies d’écrans sont un moyen facile et rapide pour avoir son petit index, mais j’ai poussé un peu plus loin en créant cet index dans une feuille de calcul avec une page par catalogue.
Voilà ;}

Index des collections Lightroom dans Numbers
Ce petit billet ne paye pas de mine, mais bizarrement, je n’avais jamais pensé à ce simple index pour mieux s’y retrouver dans ses catalogues Lightroom.