Les passereaux sont de passage
L’automne est là, préface de l’hiver et de son climat rude pour nous les hommes, mais surtout pour la faune. Voilà plusieurs jours qu’il faut gratter les pare-brises les matins, les champs sont recouverts d’un léger voile immaculé, encore subtile, mais les rayons du timide soleil les font briller. Cette annonce du froid m’a fait sortir l’attirail d’hiver, graines et boule de graisse sur ma modeste fenêtre pour aider nos petits amis passereaux. Les mésanges s’y donnent à cœur joie, pour preuve cette mésange bleue surprise ce soir en rentrant du boulot ;}

Mésange bleue (Parus caeruleus)
Affût vespéral payant
Il faisait un temps superbe hier soir, en rentrant du boulot, je ne pouvais faire autre chose qu’aller crapahuter en m’imprégnant du doux soleil de septembre.
J’arrive à un petit coin repéré un peu au hasard sur la carte – pas loin de chez moi – à 800m d’altitude, un champ en bordure de forêt. Je me poste dans ce champ, face à la forêt à bon vent. Quelques traces dans l’herbe haute, pas vraiment identifiables, mais il fait bon, la soirée est agréable, je m’allonge, installe le trépied, sort le filet camo et j’attends.
45 minutes passent dans le calme, je m’assoupirais presque, une certaine torpeur s’installe, en plus j’ai oublié les jumelles… Je sors la tête du filet pour observer sur ma gauche, au dessus des hautes herbes et zou : une tache brune sur le fond de feuilles vertes à environ 70m, une chevrette. Je l’observe, en replaçant mon filet et en réfléchissant à comment pivoter de 90° sans attirer l’attention… Je regarde devant moi, au dessus en lisière de forêt : un autre arrive en descendant. C’est un petit.
J’observe la réaction du faon, je prends quelques photos puis il déboule la pente, je crois m’être fait repérer, mais non, il rejoint ce que j’imagine être sa mère.
Jouant le ninja vosgien sans sabots, je me tourne avec le trépied le plus furtivement possible, toujours caché des hautes herbes, ils ne me captent pas, je continue mes photos, certes je suis un peu loin, mais c’est sympa quand même.
L’expérience a duré plus de 40 minutes jusqu’à ce qu’il fasse trop nuit pour continuer. C’était ma petite histoire du soir ;}
Mon album Ongulés complet.
La photographie naturaliste et vosgienne à l’honneur
Surprise ce matin en voyant la couverture de La Liberté de l’Est, grosse tête d’Olivier Frimat, photographe amoureux des Vosges, passionné du lynx et du pic noir.

Olivier Frimat (Photo de Joël Alexandre, article de Sabine Lesur)
Télécharger l’article (1Mo)
Note : J’imagine qu’en ayant scanné un article de La Liberté de l’Est, quotidien régional, je ne suis pas dans la stricte légalité. Le document sera retiré sur simple demande.
Evaluer l’état de conservation des espèces
Depuis 1963, l’IUCN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) publie l’inventaire mondial de l’état de conservation des espèces, aussi bien végétales qu’animales. Ce travail titanesque sert à alerter le public et plus particulièrement les pouvoirs publics des dangers d’extinction de certaines espèces et la rapide nécessité de les protéger.
Cette liste fonctionne comme un inventaire sur les espèces menacées et le déclin de la biodiversité.
Une estimation du danger d’extinction est évalué pour chaque espèce, ce qui permet de les classer dans des catégories avec divers niveaux de menace. Voici les différentes catégories utilisées par l’IUCN (il s’agit des parties les plus à droite) :

Organisation de la liste rouge
Ceci est un petit aperçu de ce que représente la Liste Rouge de l’IUCN. Les sites suivant sont une mine d’information sur le sujet, je me suis basé dessus pour ce court article :