- 28
04/08
Indécision quand tu me tiens
Quel chemin prendre…
Beaucoup de gens ont des idées précises des choses, des orientations ou des choix qu’ils veulent prendre, tout simplement des goûts, des saveurs, des couleurs, des formes qu’ils aiment. Cela peut très certainement sembler un peu stupide ce que je dis, comme tombé sous le sens, c’est en quelque sorte ce qui fait le caractère et la personnalité d’une personne. Mais moi, j’ai toujours été indécis, je n’ai quasiment jamais réussi à me définir, à savoir ce que j’aime réellement, vers ce à quoi j’aimerais tendre.
Arrêtons là la philosophie de bas étage et recentrons-nous sur la photo, car il s’agit précisément de photo dont je veux parler.
J’ai toujours aimé la photo et le graphisme en général. Il y a une dizaine d’années, j’étais beaucoup plus du côté graphic design que de celui de la photo – il y a d’ailleurs eu une longue période de 1999 à 2003 ou je n’avais d’ailleurs plus d’appareil photo. J’aimais créer pendant des heures sous Photoshop, des wallpapers, des jaquettes de CD, des interfaces de site web, etc. Et puis, j’ai délaissé cette orientation lorsque je me suis sérieusement mis au développement web et à PHP en particulier. Encore une fois je m’égare .. Comme dit un peu avant, j’ai redécouvert la photo, la photo + Photoshop font un bon ménage, maintenant c’est Lightroom (qui s’appelle aussi Photoshop d’ailleurs).
D’une manière générale, cette combinaison de la photo, des logiciels de retouche d’images et d’internet ont amené un grand nombres de talentueux artistes du numérique, il est en effet relativement simple (techniquement parlant) de faire des créations originales, surréalistes, voir poussées qui sortent un peu de la photo classique pour sublimer le réel. Je m’y suis adonné. Mais voilà, depuis que je me suis plus orienté vers une photo nature – par nature j’entends de la faune et de la flore – un élan d’authentisme m’a envahi, une envie de rester naturel, de ne retoucher qu’au minimum les photos. Maintenant, j’ai comme le sentiment que je blasphème – le mot est certes trop fort – si je tente de faire quelque chose qui n’est pas la retranscription de la réalité, qui en quelque sorte dénature la photo de la scène originale. Ainsi, j’y ai en quelque sorte mis un frein, mais ce n’est pas la solution non plus, et voilà que maintenant je suis taraudé par ce questionnement : qu’est ce que je dois faire de mes photos par Belenos !
Cela semble futile, mais à un niveau personnel, cela reste problématique car devant mon négatif, je ne sais pas comment le traiter, mes envies balancent. Par exemple, la semaine passée à Cuigy, j’avais en tête que si je post-traitais trop mes photos, ce serait gâché car s’éloignant de la réalité. Du coup, la majorité des photos est certes relativement fidèle à la réalité, mais ça fait un peu photos de vacances ou photos documentaires. Pareil pour cet album de billebaude du weekend en huit. Cela reste neutre.
Dîtes docteur, aie-je besoin d’aller en HP? Que m’arrive-t-il qu’il m’arrive? Vous en pensez quoi? Quelle est votre philosophie photographique? Faut-il me rebooster et refaire parler les big contrastes, les virages et autres high/low keys forcés? Aie-je besoin d’une canne pour photographier des cannes? J’arrête là, même mes vannes ne sont plus décontrastées. S.O.S.
Pour le fun et pour rappel :
Mon photoblog : http://feub.net/photos/.
Et le reste : http://www.flickr.com/photos/feub/.





